Une semaine de farniente et une semaine d’attente

Article par André

Coronavirus! Coronavirus! Vite courez (à l’intérieur de votre propre maison et ce sans sortir bien sûr)! J’écris ces lignes sur le balcon d’un villa louée au Salvador, la brise marine berce tranquillement mon hamac, les enfants font la sieste car leur baignade matinale les as épuisés et je garde un oeil attentif à l’horizon afin de pouvoir avertir Geneviève si les baleines reviennent s’amuser près des rochers. Bref, nous sommes en quarantaine forcée pour 30 jours et ne pouvons pas sortir. Mais il y a à peine quelques semaines, la vie était bien différente et nous n’avions aucune idée que nous passerions bientôt (au minimum) 30 jours sans bouger dans un petit coin de paradis. Certes nous savions qu’il y avait un nouveau virus qui faisait les rondes mais jamais nous n’aurions imaginés que la situation progresserait si rapidement que toute la région d’Amérique Centrale fermerait ses frontières et ses aéroports.

La vue de ma piscine à partir de mon hamac. Oui, vous pouvez m’envoyer chier.

Revenons donc un peu en arrière, nous étions toujours au Guatemala à l’aéroport de Guatemala City à attendre l’avion de mes parents: Richard et Thérèse. Geneviève et moi avions certes hâtes de les revoir mais ce sont Isaac et Loïc qui étaient remplient d’une énergie nerveuse à l’idée de revoir leurs grands-parents adorés (et de pouvoir les câliner pendant près de 10 jours). La réunion fut joyeuse et quelques larmes furent versées par plusieurs membres du groupe, ensuite nous avons piqués vers la côte.

Un mètre de viande

Nous avons profité de la longue route pour s’arrêter et faire découvrir une excellente chaîne de restaurants locaux à mes parents: Los Cebollines (les échalottes). Ici nous avons dévorés un mètre de viande (oui, oui, un MÈTRE). Le ventre plein, nous avons continués le chemin jusqu’à Monterico et notre charmante petite maison en bord de mer.

Bon, euh, “charmante”. L’emplacement était bien et la disposition des pièces était excellente mais l’exécution de la construction et l’entretien étaient largement déficients. Je ne nommerai pas tous les points négatifs, au lieu je me contenterai de donner un exemple qui illustre bien le problème global: la piscine. Ce n’était pas une piscine car il n’y avait ni système de recirculation de l’eau ni système de filtration. (Presque) Tous les jours, quelqu’un venait vider un peu d’eau de la piscine et en remettre un peu. Ce n’était donc pas une piscine mais une énorme baignoire d’eau stagnante.

Néanmoins, nous avons passés 9 jours splendides et mémorables en famille. La plage était déserte 99% du temps, la météo a été impeccable, une brise fraîche venant de la mer venait atténuer la température qui montait souvent dans les 30 degrés, nous avons pris de belles marches et faits quelques belles petites excursions, j’ai cuisiné (poulet Général Tao!!!) et la bouteille de rhum de 15 ans achetée pour l’occasion était excellente. Les enfants ont passés la quasi totalité de leur temps collée sur leurs grand-parents à jouer, colorier, nager et… dormir

Ce qui est surprenant c’est que c’était la première fois depuis que les enfants sont nés qu’ils ont eu la chance de passer autant de temps avec leur grands parents (parce que Geneviève et moi avons la mauvaise habitude de déménager loin de la famille) et je crois que les petits ont soif de plus d’expériences similaires. Ça nous motive certainement à se relocaliser plus près de nos familles respectives lorsque ce voyage sera terminé.

Richard et Loïc

Ayant terminé notre séjour à la ville en bord de mer, il fallait au moins visiter un peu le pays. Nous avons donc empruntés une route secondaire pour profiter de points de vues spectaculaires des volcans du Guatemala et faire un petit pit-stop à Antigua Guatemala. Une belle ville coloniale qui possède également une merveilleuse qualité (selon les enfants et Geneviève): il y a tout plein de succursales de Pollo Campero! C’est une chaine de restaurants de poulet frit qui écraserait PFK dans une compétition du meilleur poulet frit. Nous avons donc initiés mes parents aux vices du poulet frit centre-américain. Pour citer Loïc: “ Mmm… Pollo Camperooooooooo! Delicioso!”

Il fut toutefois bientôt le temps d’aller déposer mes parents à l’aéroport, mais en me brossant les dents avant de reprendre la route j’ai remarqué que j’avais maintenant un énorme abscès à l’endroit où je m’étais fait opérer il y a deux semaines (une apicoectomie pour enlever une racine de dent infectée). Pas bon du tout! Donc, dans la même journée nous avons conduis jusqu’à Guatemala city, déposés mes parents puis reconduis jusqu’à Antigua Guatemala pour revoir mon dentiste. Nous avons patientés plus d’une semaine à Antigua afin de tenter de régler le problème mais en vain. Finalement, nous avons optés de nous rendre au Salvador, pays où il n’y avait aucuns cas confirmés de Coronavirus. Les problèmes de pandémie semblaient à ce moment limités aux pays développés ayant beaucoup de voyageurs d’affaires aisés et celà semblait la chôse la plus sûre à faire puisque les États-Unis et le Canada voyaient une explosion des cas.

C’est donc en pleine confiance que nous avons traversés la frontière du Salvador… et que quelques heures plus tard, sans préavis, le Salvador a fermé ses fontières et son aéroport. Le Guatemala et le Nicaragua ont également fermés leurs frontières aux alentours du même moment. Nous nous sommes donc retrouvés au Salvador sans possibilité d’en ressortir, mais avec 0 cas de coronavirus. Alors tout n’était pas mauvais! Nos (més)aventures au Salvador feront l’objet d’un article séparé car… il y a beaucoup à dire sur le sujet. Je vous donne un aperçu: pendant quelques heure j’ai eu peur de me retrouver séparé de Geneviève et les enfants pour 30 jours, enfermé dans une petite pièce sombre.

À la prochaine!

Guatemala terre de volcans

C´est 1 1/2 mois que nous avons passés dans ce pays de montagnes. J’avoue que c’est beaucoup considérant que le Québec est plus grand que toute l’Amérique centrale. Par contre, ça laisse le temps de se faire une belle impression du pays.

Ici on conduit 30 km en 2:00, de quoi se laisser le temps d’admirer le paysage. La quantité de volcans ici est phénoménale! Pour notre part, avec notre cardio de mangeurs de tacos, 2 enfants et des petites saucisses avec des pattes de 1 pouce de haut, nous n’avons pas affronté les plus grands mais nous nous en sommes quand même donné plein les yeux.

Le pacaya: 2500 mètres mais comme une partie se fait en voiture, l’ascension prend environ 1:30. Pendant ce temps, les enfants à dos de cheval nous font des grimaces en me regardant haleter comme un chien. Belle récompense: la vue d’en haut sur une perpétuelle coulée de lave est remarquable. On peut même faire griller des guimauves sur un cratère voisin et entendre la lave bouillonner. En redescendant, nous verrons au loin le célèbre volcan del fuego exploser à toutes les 10 minutes, il faudra voir de plus près.

Nous avons appris à nos dépens que notre téléphone ne fonctionne pas super bien en basse lumière.

Pour avoir la meilleure vue sur le volcan del fuego, il faut entreprendre de monter le volcan voisin en 5:00 (acatenango) et y passer la nuit (nah! pas pour nous). C’est ainsi que Google maps, waze et moi avons entrepris d’envoyer André conduire sur des routes périlleuses jusqu’au point le plus près possible du volcan. Ce jour là, il était fâché contre moi (commentaire d’André: pas mal oui!). Par contre, le fait de sortir des sentiers battus nous a permis de rencontrer le 2e Guatemala ( j’y reviendrai). Nous avons donc passé la nuit au petit village d’Acatenango, accueillis très chaleureusement par la police locale, un groupe de cyclistes et les pompiers. Nous étions si près que nous pouvions entendre les explosions du volcan et les coulées de laves furent spectaculaires!

Boooom!
Les policiers très accueillants d’Acatenango

Voici quelques autres volcans en prime

Volcan del agua (antigua)
Volcan Toliman, San Pedro et Atitlan (Lago de Atitlan)
Volcan Santa Maria (vu du parc Xutulul)

De ce que j’ai pu voir, il y a 2 catégories de gens ici: ceux des grandes villes et ceux de petits villages nichés dans les montagnes. Un univers les séparent.

Dans les grandes villes on vit comme aux États-Unis. Burger King, Walmart et poulet frit, beaucoup de poulet frit. Il y a des magasins de linge usagé des US à tous les coins de rue et la voiture règne en maître. Bref ce n’est pas de ce Guatemala dont je veux vous parler. Fait cocasse, il y a des auto-hôtel partout! Voici comment ça marche: tu entres dans un garage avec ta voiture et au dessus il y a une chambre qui se paye à l’heure.

Partout des affiches de poulet frit.
Secret love. 😉

Je n’ai vue qu’une partie du 2e Guatemala parce que la majorité des petits villages ne s’accèdent que par de petits sentiers loin des routes. Dans ces nombreux, très nombreux villages, on vit de moins. Pas d’auto, pas de cellulaire et pas de centres d’achat mais le Coca Cola s’y est quand même faufilé un chemin. On tisse son propre linge, cultive sa terre et on élève ses poulets. Les enfants aident à la besogne et ne vont pas à l’école. Beaucoup de ces femmes marchent plusieurs heures avec des paniers sur la tête pour tenter de vendre quelques fruits, légumes ou vêtements en ville. J’admire la force de ces femmes revenants le dos chargé de bois pour faire chauffer le souper pour leur grande famille. Ici on pratique une religion plus près de la terre, on fait des offrandes, des sacrifices et on se baigne dans les eaux sacrées. C’est ainsi que les dimanches, les familles se rassemblent aux sources thermales pour se laver (elles deviennent un vrai bain de mousse mais comme les gens sont nus, il n’y aura pas de photos ici).

J’ai peu de choses à dire sur les grandes villes. Guatemala Ciudad, Antigua, flores, Panajachel, Quetzaltenango ressemblent beaucoup à ce qu’on connaît à l’exception des chickens bus et tuk-tuks qui se font la guerre du Klaxon dans des nuages de fumée de tuyaux d’échappement. C’est quand même toute une expérience d’attendre sur le coin de la rue un bus. Ils passent avec un homme la tête sortie de la porte qui crie la destination. Alors tu lui fais signe et pour généralement 1-2 quetzals (20-40 cents) tu embarques, il prend ton gros sac et va l’attacher sur le toit pendant que l’autobus lui est déjà repartis.

Il faut être rapide pour trouver le bon bus.
Ils ont de la gueule les autobus.
Cet autobus est déjà en mouvement!

Les tuk-tuks c’est une autre affaire, on dirait un concours de beauté, les gars adorent.

Nous aurions dû faire ceci avec clifford.

Il y a peu de ruines à visiter ici comparé au Mexique mais Tikal vaut absolument le detour. Le site de 16km2 est l’un des plus grandS de la culture précolombienne et a été enfoui dans une jungle luxuriante. On s’y promène des heures en regardant les bâtiments semi-déterrés et en admirant les singes, les perroquets et les coatis. (Commentaire d’André: c’est ici qu’ils ont filmés des scènes de Yavin IV dans Star Wars!)

Star Wars
Tikal
Isaac à Tikal

Les marchés se succèdent dans les villages. On y vend les fruits et légumes locaux, de la viande et les vêtements des tisseuses. Après une journée de marché on reste avec cette rengaine dans la tête: « A cinco, ¡a cinco quetzales! ¡Adelante, adelante! ( À 5 quetzals, entrez)

Nous découvrirons aussi 3 superbes parcs. Xocomil (aquatique), xetulul (thématique) et dino Park pour trois jours de pur divertissement.

Voici quelques autres photos en prime

1 mètre de viande pour la Saint-Valentin
Le jour où on est morts avalés par un t-rex (André pendant ce temps nous prenait en photo)
Un spa alimenté par des sources thermales. y fa chaud!
Paradis
Un chien au paradis
Nos pêcheurs d’écrevisses
La fameuse soupe
Des petits monstres
Journée d’enseignement sur le cheap labor. Trois heures de désherbage pour un propriétaire américain en échange d’un sac comprenant 2 carottes, 3 tomates, 3 bananes et de la laitue. Coût local (8 Quetzals-1.2$)

De Ciudad de Mexico au Guatemala

Article par André

Clickez sur l’image pour voir une carte interactive de notre voyage

À force de voyager et d’explorer continuellement on vient à manquer de mots pour décrire notre expérience. Voilà pourquoi Geneviève et moi s’échangeons le flambeau régulièrement pour la tenue de ce blogue. Ça nous permet aussi d’entrer un peu dans la tête de l’autre et ça vous donne une perspective un peu différente du même voyage. C’est ainsi que je prends la relève de Geneviève afin de compléter notre récit de voyage au Mexique et tenter, à l’avenir, de bloguer en « live » (c’est à dire pas 4 semaines plus tard!).

Mmmm…. Hot pot!

Le ventre plein de hot pot mongolien, nos réserves d’énergie pleines, nous avons enfin quittés Ciudad de Mexico et avons mis le cap vers Puebla, une ville coloniale avec, on nous avait dit, beaucoup de charme. Je peux confirmer que la ville est splendide et regorge de bâtiments patrimoniaux ainsi que de petites plazas à explorer. Toutefois, pour la première fois depuis notre départ, il nous a été absolument impossible de se stationner. Après environ 3h à tourner en rond, les enfants en avaient ras-le-bol et nous idem (principalement des les entendre en avoir ras-le-bol). Alors, bon, tant pis. Après 5 jours à Mexico nous étions mûrs pour faire un peu de route de toute façon alors nous avons décidés de tracer la journée même jusqu’à Oaxaca.

Nous sommes arrivés tard et avons trouvés un petit stationnement urbain où le VR entrait de justesse par la porte de la cour intérieure (il devait bien y avoir 15cm de chaque côté). Notre hôte nous a rapidement offert un peu de Mezcal, puis nous avons explorés la vieille ville quelque peu. Que dire? Une autre ville coloniale magnifique. Un autre lieu grouillant de monde, de culture, de marchands, de restaurants.

Après avoir arpentés les vieilles rues et explorés les énormes et majestueuses églises, nous avions droit à une petite gâterie. C’est ainsi que nous nous sommes frayés un chemin jusqu’à l’un des nombreux marchés traditionnels locaux afin de manger la spécialité locale: un tlayuda. En fait, c’est comme un énorme hybride entre un tostada et une pizza. C’était délicieux. Puis, en marchant lentement vers le VR afin de se coucher, on l’a sentit: une odeur qu’on ne pouvait pas ignorer. Ni Geneviève ni moi ni les enfants ne savions ce que c’était.

Un Tlayuda

« Des pâtisseries fraîches? »

« Des churros? »

« Il y a de la cannelle! »

Finalement, en suivant notre nez nous avons trouvé un joli petit commerce local spécialisé en cacao indigène traditionnel. Que croyez-vous que nous avons fait? Bien sûr qu’on s’est permis de goûter! Le chocolat chaud traditionnel ici est composé, si j’ai bien compris, de cacao pur, de lait, de cannelle, et possiblement un peu de sucre. C’est tout.

Le lendemain nous avons optés pour un terrain de camping qui avait une bonne note sur iOverlander (L’application que nous utilisons pour nous aider à trouver des endroits pour se stationner). Nous y avons séjourné trois jours et deux nuits tellement l’endroit était reposant propre et bien aménagé. Il y avait un bbq au bois/charbon sur lequel j’ai fait le meilleur poulet BBQ de ma vie. Il y avait un four de pizza à bois dans lequel nous avons préparé une pizza 100% maison. Il y avait une belle piscine et des jeux pour divertir les enfants. Il y avait un mur d’enceinte en béton pour que les chiens ne s’échappent pas.

Et il y avait des gros camion pour que je les admire. Mon Clifford me manque. 😦

J’ai également profité du moment de répit pour réparer un coin du VR qui s’était délaminé et où les visses avaient rouillées. C’est maintenant comme neuf, grâce à quelques visses en acier inoxinable et de l’époxy à prise rapide.

With a little help from my friends

C’est à ce moment que la plage a commencée à nous manquer. Principalement parce qu’il ne faisait pas chaud. J’ai mentionné que nous avions été obligés de sortir souvent des cotons ouatés? (Y fais-tu frette? On es-tu ben dans un coton ouaté?)

Y fais-tu frette?

Voilà pourquoi notre prochaine destination fut Zipolite. Mais avant il fallait conduire sur des routes de m***e et croiser du traffic un peu débile. Débile comment? Bien… il y avait une remorque complètement hors dimensions avec un porte-à-faux monstrueux qui débordait partout tirée par une petite van surchargée avec une superstructure énorme. Il y avait des camions eux aussi surchargés avec des superstructures hors dimensions. Il y a un sprinter van qui a réussi à faire décoller toutes ses routes du sol sur une pente qui changeait d’angle trop rapidement. Et… il y avait la parade de schtroumpfs. Oui. Schtroumpfs.

Éventuellement on s’est rendu à Zipolite. Mais euh, bon… nous nous sommes stationnés sans le savoir sur une plage nudiste prisée par les gais. Mois qui espérait voir des nanas partout, j’ai plutôt eu droit à un spectacle matinal d’hommes en quarantaine faisant du jogging sur la plage nus comme des vers avec, en prime, la bande sonore de « Charriots of fire » qui jouait dans ma tête et l’impression étrange qu’ils couraient au ralenti.

Ce que j’entendais dans ma tête pendant que les nudistes faisaient leur jogging matinal.

Avec l’aide des garçons, nous avons construits qeulques petits chateaux de sable et avont fait la farniente sur la plage. Ah, et un restaurant local a présenté un beau petit spectacle de Rock’n’Roll live et nous avons optés de passer une soirée à boire de la bière, se prélasser dans des hamacs et écouter de bonnes vielles chansons rock.

Old school rock
C’est beau, non?

Néanmoins nous avons décidés de ne pas passer noël ici car il y avait énormément d’usage de drogues (et je ne parle pas de marijuana). Avant de partir nous nous sommes gâtés en nous offrant un tour de bateau pour aller voir des tortues en haute mer. Nous avons également eu la chance de voir plusieurs dauphins et quelque raies!

Des dauphins!

Au final, nous nous sommes arrêtés à Bahia San Agustin dans un petit camping opéré par des expatriés néerlandais. Nous avons eu un petit repas pot-luck (tout le monde prépare quelque-chose) et il y avait même de la dinde! J’ai vu un autre merveilleux camion (un Mercedes 911 4×4 avec différentiel barrable à l’arrière et au centre appartenant à une famille allemande). La plongée en apnée était spectaculaire et notre gopro sous marin nouvellement acheté, nous l’avons découvert, n’avait pas de carte mémoire incluse! Zut! Alors pas de photos sous l’eau. Mais vous pouvez nous croire que nous étions entourés régulièrement par d’immenses bancs de poissons colorés.

Après ce joli petit noël passé entre expatriés, nous avons continués un peu la route en longeant la côte. Notre prochain arrêt fut un petit restaurant isolé sur une baie isolée au bout d’une route déserte, sur le bord d’une plage reconnue pour la nidification des tortues marines. Peu après notre arrivée, un VUS s’est enlisé dans le sable. J’ai donc sortit ma pelle et les ai rapidement sortis de leur pétrin. Nous avons passé la soirée à jaser et discuter (en espagnol!) avec les gens du VUS. Le lendemain matin, très tôt, nous sommes allés voir sur la plage… mais n’avons trouvés que des tortues mortes et des meutes de chiens sauvages qui déterrent et mangent les oeufs. C’est triste que le Mexique ne protège pas mieux ses richesses naturelles.

Puis, nous avons repris la route, cette fois pour Salina Cruz. Il était important de faire le plein de victuailles et Loïc et moi en avons profité pour ENFIN aller voir le tout dernier Star Wars.

Notre dernier arrêt sur la côte avant de retourner dans les terres fut à Puerto Arista près d’un centre de conservation des tortues. Isaac et Loïc ont une fois de plus eu la chance de tenir puis relâcher des bébé tortues en mer. Geneviève, qui tenait à ajouter du piquant à notre séjour, nous a louée un petit VTT pour quelques heures et nous avons arpentés un bon 20-30 km de plage, en voyant tout plein d’animaux (morts): Tortues, dauphins, poissons, oiseaux. C’est incroyable! 😛

Nous remontions alors dans les terres afin de passer par San Cristobal et Palenque avant de se diriger vers Tikal, au Guatemala. Tout juste avant notre premier arrêt, nous avons fait un petit détour par un orphelinat afin de faire don du linge qui ne faisait plus aux enfants et en profiter pour sortir une piñata que nous avions remplis de bonbons. Le premier arrêt pour dormir est ensuite à Tuxtla Gutiérez pour aller trouver un endroit pour fêter le nouvel an ainsi que voir un très très gros Canyon. Il est gros. Mes photos ne rendent pas justice à sa… grosseur. Nous l’avons visité en VR an suivant une route qui le longe mais tout compte fait, il aurait été mieux de le remonter en bateau. C’est ce que nous ferons si jamais nous repassons par ici un jour!

Awaye… pogne la piñata!

Ensuite ce fut San Cristobal de Las Casas. Wow. Quel petit bijou caché au fin fond des montagnes. Que dire? C’est une ville coloniale superbe. Il y a de l’animation partout, les restaurants et bars locaux sont abordables et regorgent de spécialités locales. Je crois que le bon mot pour décrire cette ville serait « chill ». Comme dans « C’est donc bien chill ici ». Il y faisait très frisquet et un bon vin chaud aromatisé a su réchauffer ma chère conjointe. Les enfants, eux, furent régalés car chaque consommation venait avec des petits tapas gratuits. Tout le monde est heureux!

Tout juste à la sortie de San Cristobal se trouvait un grand parc naturel avec de jolie cavernes, une petite rivière tranquille et beaucoup de silence et quiétude la nuit. Nous y avons séjournés deux nuits avant d’aller explorer quelques ruines. Nous sommes retournés au préalable à San Cristobal faire le plein de gaz et de nourriture et afin de s’informer auprès de la police si la route jusqu’à Palenque était sécuritaire. Il faut savoir que les Chiapas, la région où nous étions, connaît certains troubles sociaux et des groupes indigènes séparatistes bloquent régulièrement les routes. Un gentil policier nous a informé que puisque nous étions dimanche il n’y aurait pas de barrages, mais il a tout de même pris le temps de confirmer avec ses patrons pour s’en assurer. Apparemment la révolution respecte le jour du sabbat.

Les routes dans les Chiapas sont ardues et difficiles. Premièrement c’est dans les montagnes et les pentes sont abruptes. Ensuite les locaux construisent des topes (dos d’ânes) mal fichus, mal conçus et placés à des endroits dangereux et sans signalisation de sorte qu’on s’arrête à tous les 400m.

Les ruines de Toninà étaient tout juste à la sortie de la zone trouble et après de nombreuses heures de route difficile nous avons passés la nuit près de la zone archéologique afin d’aller explorer la cité perdue le lendemain matin. On ne s’attendait pas à grand chose puisque notre véritable destination était Palenque. Toninà n’étant en fait qu’une manière de découper la longue route en étapes gérables (et fatiguer les garçons pour qu’ils dorment pendant qu’on conduisait). Eh bien nous sommes tous d’accord pour dire que ces ruines furent appréciés par toute la famille (normalement les garçons se mettent à chiâler après une heure de marche). Ici, les garçons se sont amusés à explorer un labyrinthe sous-terrain, nous avons escaladé des marches dans des tunnels pour monter jusqu’au sommet de l’acropole et nous avons même trouvé ce qui semblait être les restant d’un système de drainage de toilette (fascinant!). Nous avons même rencontré de nouveau la famille avec le beau Mercedes 911.

Danse rituelle à Toninà

Puis un petit arrêt aux chutes de Tumbalà, où malheureusement il y avait des vendeurs partout. Les chutes étaient bien mais l’ambiance était totalement ruinée par les 55 vendeurs de gugusses chinoises identiques suivi des 105 vendeurs de tacos, suivi de… etc.

Puis enfin, Palenque à la troisième journée. Enfin! On a dormi la première nuit dans un stationnement en ville car il pleuvait à notre arrivée. Nous avons recroisé la famille avec le beau Mercedes 911, vu un beau Steyr 12m18 et rencontrés un couple français en camping car qui ont fait toute l’asie, l’amérique du sud et centrale. Le lendemain très tôt nous nous sommes rendus aux ruines de Palenque. Il y avait des vesitiges incroyablement bien conservés, notament d’un palais royal et… plusieurs toilettes avec un système de drainage qui était fonctionnel à l’époque. Geneviève s’est toutefois plainte de douleurs aux genoux. En effet, il est dommage que les civilization mésoaméricaines n’aient jamais découvertes les proportions adéquates pour des marches (elles ont souvent plus de 50 cm de hauteur). C’est à ce moment que Geneviève a trouvée un hotel peu dispendieux et nous avons décidés de prendre une journée de repos à se reposer à l’air climatisé.

Pendant que nous nous prélassions et qu’un paon attaquait le parechoc avant de notre VR, nous avons reçu un message de Camille et Thomas et leurs deux enfants Jules et Manon, la famille avec qui nous avions voyagé de San Diego jusqu’à La Paz en Baja California. Les enfants furent ravis de retrouver leurs amis et furent très déçus quand le temps de se séparer vint.

Nous avons fait une bonne partie de la route jusqu’à la frontière du Guatemala puis nous sommes arrêtés à la dernière ville avant la frontière: Tenosique de Pino Suàrez. On nous avait recommandé de passer la frontière à la première heure afin de ne pas devoir conduire la nuit rendu de l’autre côté. Alors nous nous sommes levés très tôt, avons mangés un petit déjeuner rapide puis hop! Direction Guatemala. À quelque kilomètre de la frontière, après 22 000 km de route, une branche basse a finalement arrachée mon couvert de ventilation de réfrigérateur sur mon toît. Ouf…

Mon pauvre couvert de ventilation de réfrigérateur!

Hormis celà traverser la frontière se fut sans tracas (contrairement à l’entrée au Mexique). Et voilà, nous étions rendus au Guatemala et nous dirigions vers Tikal, qui fut utilisé entre autre, par George Lucas pour représenter la base des rebelles dans Star Wars Episode IV : A New Hope. Bon… peut-être que Tikal est également célèbre parce que c’est un site splendide en pleine jungle tropicale. Mais ça, c’est pour un autre article.

La région de San Luis de Potosí et Ciudad de Mexico

(Tant de merveilles naturelles en un seul endroit)

Après les grandes villes, on avait besoin d’un peu d’air pur. Nous avons donc piqué vers le nord depuis San Miguel de Allende pour aller visiter la région de San Luis de Potosí.

El trampoline

Une semaine de WoW!!
Puente de Dios (se baigner dans des chutes paradisiaques).
Cascada de Tamul (150 mètres de chute libre).
Sotano de las Golondrinas (un gouffre de 500 mètres qui sert de maison à des milliers de perroquets au coucher du soleil).
Las Pozas (le jardin surréaliste de 36 acres d’un millionaire un peu fou).

Puente de dios
Puente de dios
Cascada de tamul
Sotano de las Golondrinas
Les perroquets qui rentrent à la maison pour la nuit
Les structures surréalistes de las pozas
Las pozas

C’est le cœur plein de souvenir que nous avons amorcé notre descente vers Mexico City. Premier arrêt: las grutas de tolantogo. Alors qu’on pensait avoir tout vu, juste WoW! 😍😍une gigantesque chute alimentée par une source thermale, une grotte qui ressemble à un sauna, une cinquantaine de bassins thermiques à flan de montagne et une rivière entière d’eau chaude.

La rivière d’eau chaude
La grotte sauna
Des bassins thermaux à flan de montagne

Impossible de passer visiter Mexico City sans d’abord aller admirer les ruines de Teotihuacán qui fut à son époque la plus grande cité précolombienne. Nous avons donc gravit la piramida del sol (3e plus grande au monde) et fait une danse rituelle devant la piramida de la luna.

La pyramids Del sol
La danse de la lune

Nous sommes arrivés à Mexico City juste à temps pour la célébration de la Virgen de Guadalupe. L’histoire raconte que la vierge Marie serait apparue à un passant Mexicain pour lui demander de lui construire une eglise vers l’an 1500. Elle aurait guérit son oncle mourant, lui aurait fait pousser des roses en hiver et au moment où l’homme serait allé demandé à l’évêque pour la construction, elle serait apparu sur son manteau. Le dit manteau étant exposé dans une basilique à Mexico. Près de 6 millions de gens ce sont rendus à la basilique pour apporter leurs offrande prier et danser. Certains ont marché plusieurs jours depuis leur village et d’autres ont même fait le chemin à genoux. Ce fut une célébration très émouvante.

La basilica nuestra dama de Gadalupe
Le chemin du calvaire
De vrais danses rituelles pour la sainte vierge

La ville de Mexico nous a aussi impressionnée par son système de transport en commun bien développé (Metro, autobus, collectivo). Pour transporter ses 30 millions d’habitants, il faut être organisé. Ce fut aussi l’occasion pour moi de revoir Liliana une amie de longue date et pour nous d’aller manger notre repas préféré: le hotpot mongolien. Il était délicieux et épicé à souhait.

Inland de Puerto Vallarta à San Miguel de Allende

-Geneviève-

Après une expérience coûteuse sur les fameuses routes payantes, nous avons décidé que le Mexique était assez sécuritaire pour prendre les route libres jusqu’à Gadalaraja. Bref, après 5 heures de routes dans les montagnes sur des chemins sinueux, nous nous sommes arrêtés dans la ville de Mascotas car nous n’avions fait que la moitié du chemin (google maps, je hais que tu nous mentes constamment).

Arrivé sur place, c’était la fête et tout le monde c’était réunit dans la plaza centrale pour écouter le brass band du village. On nous a dit que c’était la fête de la révolution. Nous comprendrons plus tard qu’au Mexique les fêtes se suivent et qu’il y a toujours une bonne raison pour célébrer. Ce soir là, nous nous sommes endormis au son des cloches de l’église qui elle aussi festoyait à chaque heure en entamant une nouvelle mélodie.

Étant à moitié chemin, nous avons donc tracé dès le lendemain matin vers la grande ville de Guadalajara où nous sommes arrivés à la tombé de la nuit finalement. Nous y avons visité un mercado de malade sur 3 étages avec juste assez d’espace entre les étalages pour passer une personne de côté. Claustrophobes s’abstenir. Peu salubre mais belle expérience.

On nous avait dit qu’au sud il y avait un beau village tranquille avec une plaza animée le soir alors nous avons pris la direction de Ajijic où nous avons, dès le premier soir, découvert que la plaza était vraiment en fête avec ses manèges, des spectacles sur la scène et des feux d’artifices aux 5 minutes toute la nuit. Les enfants ont même fait un tour d’auto tamponneuse et ont finalement eu droit à 2 tours parce que comme les connexions électriques se faisaient mal, les autos fonctionnaient juste un peu. Moi, ce qui m’a ravis, c’est le grand passage au bord du lac super tranquille où l’on pouvait observer les oiseaux pêcheurs. Très relaxant. Très relaxant jusqu’au moment de sortir de la ville. Les sens unique ça allait, on vient quand même de Montréal mais la largeur des rues aille aille. Il suffisait qu’une voiture garée ait ses roues en angle pour que nous ayons à rebrousser le chemin à reculons en demandant à toutes les personnes derrière nous de faire de même. 1:30 plus tard, nous avions fait les 2 coins de rue nécessaires pour quitter la ville, succès.

Nous avons ensuite tenté un autre village longeant le lac. Le Malecon de Chapala était en feu!!! C’était la fête là aussi (quand je vous dit que les mexicains savent faire la fête). Il y avait au moins un groupe de mariachis à chaque 20 mètres et des kiosques de micheladas de 1 litre en grande quantité. C’est là que nous avons assisté pour la première fois à un spectacle traditionnel de Voladores. Ce sont des hommes en habits d’époque qui montent sur un poteau de plusieurs mètres et s’attachent par un pied pour ensuite se lancer la tête à l’envers et tournoyer autour d’un poteau pendant qu’un autre joue de la flûte de pan au sommet. On n’allait pas s’essayer même après un litre de Michelada mais le spectacle était mémorable.

Nous nous sommes ensuite dirigés vers Guanajuato et ce fut le coup de foudre. Cette ancienne ville s’est développée pour servir les mines environnantes qui furent très généreuses, ce qui se reflète sur l’architecture de la ville. André était aux anges. Moi j’ai plus tripé sur les maisons multicolores. Dans la ville, plusieurs quartiers étaient entièrement piétons et des tunnels formant un énorme spaghetti permettaient de détourner le traffic sous la ville. Dans le centre ville, des étudiants offraient gratuitement des visites de la ville, de la musique, des spectacles de danse, bref un énorme WoW culturellement. Parlant d’expériences: le musée de la momie était affiché partout et nous nous sommes dit: allons en apprendre un peu plus sur la mort version mexicaine. Il y avait même une salle affiliée qui s’appelait culte de la mort au Mexique. Oh là là! J’en fait encore des cauchemars. Une chance qu’Isaac mon petit nounours a refusé d’y entrer. En fait, la ville manquant de place dans son cimetière, a sortit des morts de leur crypte et comme les corps avaient bien séchés, loins de la moisissure et des insectes, ils ont étés exposés avec comme unique description leur nom. Alors, on voit leurs poils, leurs pénis et leurs seins (la seule chose qu’ai retenu Loïc en riant, dans le fond; une chance). Moi, ce qui me reste en tête c’est plutôt la section des bébés morts et des gens assassinés puisqu’on peut encore voir leur visage terrifié. Bref, un beau choc culturel.

Il fallait au moins une fois aller visiter une de ces fameuses mines. Mon petit ours a même affronté sa peur et est descendu jusqu’au fond avec nous.

Nous avons passé peu de temps à San Miguel de Allende, il y avait beaucoup plus d’américains et la ville nous semblait moins authentique. André ne veut pas que je le dise mais il s’est encore aventuré dans des rues pas possible hihi. Alors, passant sur un traditionnel « tope », le vr a incliné à droite et l’auvent a laissé un petit souvenir à un balcon du 2e étage qui dépassait dangereusement dans la rue. Je pense qu’André est traumatisé là! (Non pas de photos, je ne voulais pas tourner le fer dans la plaie). André nous amène loin, très loin des villes.

À suivre: la région de San Luis de Potosí.

De La Paz à Puerto Vallarta

La Côte Pacifique Centrale du Mexique

Des crevettes (d’uh)

Article part André

Sur le traversier

Comment quitte-t-on la péninsule de la Baja California sans devoir tout reconduire? En prenant un traverser à partir de La Paz, bien sur! Il faut savoir qu’il y a deux compagnies qui offrent le service de navette entre La Paz et le continent: TMC et Baja Ferries. TMC est moins luxueux que Baja Ferries mais également bien moins cher, c’est donc pourquoi nous avons opté pour TMC. Ils offrent le service vers Topolobampo et Mazatlàn, le dernier étant le trajet que nous désirions car il nous permet d’éviter la zone dangereuse (cartels de drogues) entre Topolobampo (dites ça trois fois vite) et Mazatlàn. Malheureusement le traversier qui assure cette ligne était en panne. Baja Ferries eux ne permettent pas de mineurs sur cette traversée pour une raison qui demeure encore nébuleuse. Alors nous étions pris et devions traverser vers Topo, pas une situation idéale car il est recommandé de tracer sans s’arrêter jusqu’à Mazatlàn. Il y a toutefois un point positif à cette situation car en se plaçant sur la liste d’attente pour obtenir une place libérée au lieu de réserver une date fixe, nous avons payés 3200 pesos pour la traversée plutôt que 8500!

À l’approche de Topolobampo

Dans le stationnement en face du bateau, alors que nous attendions d’embarquer, nous avons fait la rencontre d’un couple Québécois à la retraite en Safari Condo et d’un couple américain en Sprinter. Nous nous sommes rapidement (avec une ou deux bières) mis d’accords pour convoyer ensembles jusqu’à Mazatlàn. Et hop! Une bonne chose de réglée. Ensuite, il suffisait d’embarquer le VR sur le bateau, en montant sur une rampe abrupte qui faisait cogner le pare-choc arrière au sol lorsqu’on l’empruntait, jusqu’à un ascenseur de véhicules qui ne faisait environ que 25cm de plus large que le VR, le tout à reculons et dans le noir. Pas de problème!

Un gros camion qui fait fonctionner son moteur toute la nuit.

En bout de compte, la traversée a été paisible et sans tracas. Nous avons dormis toute la nuit avec la génératrice et l’air climatisé car les camions aux alentours de nous faisaient fonctionner leurs moteurs ou génératrices eux aussi (et ça ne sentait pas bon avec les fenêtres ouvertes). Nous sommes arrivés tôt le matin et avons conduits sans problèmes d’un seul coup jusqu’à notre prochaine destination. C’est lors de cette longue journée passée à conduire que nous avons eu notre première expérience avec une route “Cuota” (route à péage). Oh boy. C’est cher. Le prix des péages est astronomique et prohibitif, alors on imagine mal comment les locaux font pour se déplacer. En tout nous avons dépensés près de 50$ en péages. Pas trop souvent SVP.

Margarita numéro 5… ou…. 6?

Pour notre première nuit à Mazatlàn nous avons dormis dans une petit “camping” en bord de mer car nous n’avions pas le temps de trouver un lieu sécuritaire gratuit. Ici il y avait tout plein de Canadiens et d’Américains qui avaient construits des toîts, des murs et des patios pour leurs roulottes rendues immobiles. Le couple d’américains,s’est joint à nous dans une restaurant avoisinant pour ma fête. Les margaritas étaient à 15 pesos (1,03$). J’en ai bu au moins 6, à ce que je me souviennes. Puis le lendemain en nous rendant dans la vieille ville nous avons faits le plein de langoustes et crevette géantes pour re-célébrer officiellement. Ça sentait l’ail dans le VR!

Miam!
Re-miam

Mais parlons un peu de Mazatlàn. Ce fut la première grande ville authentique de notre voyage. Certes il y avait des expatriés mais ils ne dominaient pas la scène et leur présence n’avait pas modifié la nature de la bourgade. Il y avait un très beau malecon (bord de l’eau) doté ,incroyablement, d’une piste cyclable séparée et protégée du trafic. Vous devinerez que nous avons sortis les vélos et avons arpentés l’entièreté du front de mer à leur bord. Les enfants en étaient ravis et ont bien dormis cette nuit! Il y a également l’un des plus grands aquariums du Mexique ici et nous avons gâtés les enfants un peu plus en y passant une journée. Le coup de coeur de Geneviève fut le Mercado. Des fruits, des légumes, du poisson, de la viande, du fromage et le tout à bas prix! Je crois que le paradis de Geneviève doit être un Mercado Mexicain! Quand à moi, j’ai trouvé quelques appâts et items de pêche manquants que je me suis permis d’acheter pour mon cadeau de fête.

Malecon
Mercado!

Ensuite nous voulions nous rendre à San Blas pour voir un programme qui a pour but de protéger les tortues de mer. Nous avons fait deux arrêts en cours de route. Le premier fut à Acaponeta, une petite ville chouette où j’ai mangé des tacos de tête de porc (délicieux) à 13 pesos. Je les ai mangés. Geneviève n’a pas voulue essayer (m’enfin pourquoi pas?).

La plaza d’Acaponeta

Notre deuxième arrêt eut lieu à un petit bijou caché du nom de Mexcaltitan. Une petite île dans un marais qui est complètement recouverte par une ville et où les gens vivent de la pêche à la crevette. Il y avait des crevettes partout. PARTOUT. Ils les étendent dans les rues sur des bâches pour les faire sécher. Ils les servent aux restaurants. Ils les vendent à des touristes gringo comme nous. Pour accéder à l’île, il faut prendre une bateau. Il n’y a pas de routes pour venir ici. Deux tours de bateaux et une promenade sur un île? Isaac et Loïc furent encore une fois ravis. Petit fait intéressant: ce serait le lieu d’origine du peuple Aztec. Également, les enfants ne cessent de parler de ce lieu comme étant “l’Île aux crevettes”.

Mexcaltitan
Les crevettes de Mexcaltitán
La seule façon de se rendre à Mexcaltitán.

Lorsque nous sommes enfin arrivés à San Blas, nous avons été accueillis par un nuage odorant splendide. Il s’avère qu’il y a une dizaine de commerces à l’entrée de la ville qui fument des fruits de mer ,dont des langoustes, sur des feux de bois et ce toute la journée. Ça sentait booooooon…

Geneviève qui sauve des tortues

Nous avons dormis sur la plage et le lendemain matin sommes allés à la rencontre du directeur du programme local bénévole qui vise la préservation des tortues de mer. Ils déplacent les nids des tortues dans un enclos protégé contre les prédateurs. Ça les protège également contre les locaux un peux zinzins qui écrasent les nids avec leur 4×4 sur la plage ou qui les déterrent tout bonnement pour manger les oeufs. Le matin, lorsqu’un nid a éclos pendant la nuit, ils libèrent les bébés en s’assurant qu’ils atteignent tous la mer.

Bye bye!

Lorsqu’on nous sommes arrivés à l’enclos, nous avons bien vus qu’un nid avait éclos la nuit précédente mais hélas, les bébés tortues s’étaient faufilés dans une tout petit trou de la clôture. Heureusement, Geneviève, qui a des yeux d’aigle, a repérée deux petits bébés entremêlés et prisonniers d’un chiffon placé dans le trou de la clôture pour colmater la brèche. Ma chère Geneviève a patiemment et délicatement démêlé les fils pour libérer les tortues et les enfants on eu la chance des les remettre en liberté. Un moment fort mémorable.

Au revoir!

Finalement, c’était le temps de se pointer le nez à Puerto Vallarta. Bof. Une ville pleine d’Hotels et de touristes. La ville a certes un certain charme mais nous étions à ce point un peu fatigués et avions besoins de vacances (Oui je sais, je peux manger de la marde, c’est noté). Geneviève a eu l’excellente idée (c’est toujours elle qui a les bonnes idées) de se louer une chambre d’hôtel pour quelques jours. Pour 50$ par nuit, nous avons eu accès à une piscine, la plage, avions une cuisine complète, un salon, deux chambres séparées, une douche avec de l’eau illimitée (Hallelujiah!) et rien à faire à part notre lavage et regarder les enfants se baigner. Splendide.

À ce point nos batteries étaient pleinement chargées et nous étions prêts à partir explorer l’intérieur du Mexique qui est très riche en histoire et en culture. Ce sera justement le sujet de notre prochain article. À la prochaine!

À la prochaine!

On a dark desert highway

Notre périple à travers le désert

Une « autoroute » en Baja

Article par André

La majorité de la Baja California est vide. Il n’y a rien. Zip. Nada. Nothing. Rien pantoute. Le néan (vite, il faut sauver Fantasia). En fait, ce n’est pas tout à fait vrai. Il y a des roches, du sable et des cactus en grande quantité et au milieu de tout ça une seule route. Et des plages, des kilomètres et des kilomètres de plages. Pendant nos 25 jours en Baja California, nous avons traversés de grandes étendues de pas grand chose époustouflant (les photos sont pas mal bonnes!), visités quelques petites villes isolées et rencontrés des gens biens sympathiques, tant locaux qu’expatriés.

Notre première nuit fut passée en groupe dans un terrain de camping vide qui accepte des dons volontaires afin de financer la construction d’une école. Notre petite caravane comportait, outre notre famille, un couple français voyageant en Westfalia, deux familles françaises de quatre en motorisé (camping car pour les européens) et une famille suisse de 5 en fourgon 4×4 aménagé. Nous avons voyagé ensemble à plusieurs reprises lors de nos 25 jours en Baja, ce qui a permis aux enfants de se forger de solides amitiés et, pour nous les adultes, nous a permis de domestiquer le Mexique quelque peu. Ou, plutôt, il nous a permis de dompter nos peurs et réviser nos idées préconçues sur ce dernier.

N’empêche que je conserve toujours une idée préconçue et elle reste solidement ancrée: les routes sont horribles. En fait, c’est presque un art raffiné ici au Mexique de rendre les routes terribles. C’en est tellement ridicule parfois, qu’on se demande s’ils le font exprès, soit comme moyen de défense contre les gringos envahisseurs, soit comme expérience darwinienne gigantesque, ou encore simplement pour rigoler. J’imagine alors des concours d’échanges de photos sur Facebook entre ingénieurs et travailleurs de la construction mexicains qui tentent tous de se surpasser avec des infrastructures de transport toutes pires les unes que les autres.

Je crois que j’ai réussi à vous faire comprendre que les routes sont mauvaises. À la toute fin je vais faire un petit annexe pour vous expliquer comment elles le sont. Pour l’instant revenons à nos moutons.

Notre convoi s’est tenu en un seul groupe pour quelques nuits puis, au fur et à mesure qu’on prenait confiance, certains des membres ont faits leur propre chemin. Nous inclus. Mais, hormis dans le nord de la Baja California (où nous étions en convoi), il n’y a qu’une seule route ici, alors on fini toujours par se croiser (et prendre un petit apéro).

La vie sur la route change notre perspective sur le temps. Avant d’entrer au Mexique nous étions déjà en mesure d’affirmer avoir complètement perdu la notion de jours, semaines, mois, saisons. La première chose qu’on remarque après quelques jours au Mexique, c’est que tout ralenti soudainement. Si nous avions perdu la notion du temps, maintenant nous avions oublié le concept lui-même. Nos 25 jours nous ont semblés à la fois une éternité et un claquement de doigts.

De grandes parties de la péninsule Californienne sont désertiques. Le sable et la poussière trouvent une façon de pénétrer dans toutes les crevasses, tous les recoins, tous les espaces derrières les tiroirs qu’on n’a jamais même ouvert. Mais, c’est le prix à payer pour camper dans le désert et… sur la plage! Nous avons eu la chance de séjourner très, très souvent seuls sur des plages paradisiaques, le BBQ sorti avec un poissons fraîchement attrapé qui grille, les chaises installées sous l’auvent, les enfants jouant sur la plage et une Michelada bien froide entre les mains. Slow time.

Oui, le temps a ralenti et nous en avons profités pour être en famille. Les enfants (petits et grands) on pêchés. Au début, ça ne mordait pas. Notre équipement d’eau douce ne faisait pas l’affaire. Mais, à force de parler avec des locaux et observer leurs techniques et l’équipement, nous avons réussis à assembler un kit de pêche plus approprié pour pratiquer le sport depuis la plage, mais il me manquait encore une canne à pêche plus longue et rigide. Les commerces ici sont très peu communs (c’est le désert!) et leur inventaire a tendance à être maigre et coûteux.

Mon gros 4×4 qui me manque.
Mais celui-ci me ferait oublier Clifford!

Outre le désert qui ne demande qu’un gros 4×4 et des gallons de diesel, il n’y a que peut de lieux à visiter en Baja. Du nord au sud il y a… eh bien il n’y a rien dans le nord. Oui, il y a des villes mais rien que nous ne recommandions de visiter. En plein milieu de la péninsule il y a une petite ville industrielle sans attraits particuliers du nom de Guerrero Negro. Elle est adjacente à une Baie où (en saison) on peut observer les baleines grises. Nous n’étions pas en saison.

Nos allemands malchanceux et le doigt de Geneviève.

Mais nous avons rencontrés un couple d’Allemands qui avait brisé la transmission de leur VR européen. Oups. On leur promettait que tout serait réparé en 7 jours. C’est long mais bon, encore chanceux qu’ils puissent faire réparer. Je leur ai parlé récemment. Ça a pris environ 5 semaines. Oups. En fait, il y avait un attrait: une saline. Une énorme étendue de bassins où on fait évaporer de l’eau de mer pour faire du sel. Des kilomètres et des kilomètres de sel. Ça a occupé un après-midi pour nous. Je ne sais pas si ce couple Allemand a eu la chance de faire la visite plus d’une fois lors de leur séjour à Guerrero Negro…

Il y a aussi San Ignacio, qui est un petit Oasis au milieu du désert. Il y a Santa Rosalia qui a un petit noyau charmant et où peut trouver une excellente baguette française. Toutefois, l’administration de Santa Rosalia, qui se trouve sur la côte est de la péninsule et où un fort vent dominant souffle vers l’est (et donc vers la mer), a décidée de placer un énorme dépotoire de surface à ciel ouvert à 10 mètres de la Mer de Cortez. Eh oui, le vent pousse tout (TOUT) dans la mer. Dommage.

Il y a aussi Mulegé, où les poissons sautent sans cesse dans les canaux et au large et où Isaac a attrapé le poisson le plus laid du monde. Désolé, pas de photo. J’ai eu trop peur. Il y a la Bahia Concepcion, où nous avons vu une plage qui pourrait être candidate pour la plus belle du monde.

Aux trois quarts du chemin entre la limite nord de la Baja et la pointe sud, il y a Loreto. Une belle ville de style coloniale un peu infestée de gringos mais qui, néanmoins, a beaucoup de charme. Justement, nous y avons rencontrés un dénommé “Alberta Al” qui nous a offerts plusieurs bières, a jasé avec nous longuement et qui, lorsque j’ai commenté que je ne trouvais pas de canne à pêche appropriée, m’en a donnée une! Qui dit que le Québec et l’Alberta ne peuvent pas s’entendre? Peu de temps après nous avons connus beaucoup de succès. Geneviève a également eu beaucoup de plaisir à nager avec les nombreuses raies que l’on trouve dans les eaux peu profondes près de la plage. Une caméra épreuve à l’eau eut été utile.

Puis il y a La Paz. Une belle grande ville avec un Malecon (bord de l’eau) impeccable et possiblement les meilleurs tacos de notre voyage jusqu’à présent. Geneviève tenait absolument à voir les festivités du jour des morts et ce depuis longtemps. C’était l’un de ses rêves et tout le monde à qui nous parlions disait la même chose: Allez à Todos Santos. Il y a également une plage spleeeeeeedide au nord de la ville.

Plage au nord de La Paz

Todos Santos est justement la prochaine petite ville que l’on croise après La Paz. Nous y sommes arrivés un peu à l’avance et avons célébrés l’Halloween avec certains de nos co-convoiristes en se promenant de commerce en commerce pour demander des bonbons. Les enfants étaient tellement heureux, même avec leurs costumes improvisés à la dernière minute. La seconde journée nous avons profités des pré-festivités de la fête des morts à la plaza centrale. Il y avait des gens costumés pour le concours de Catrina et les hotels étaient tous décorés, il y avait de la bonne nourriture de rue et une présentation de Coco (le film) . Le jour des morts nous nous sommes présentés à la Plaza centrale pour les grandes festivités qui étaient annoncées partout. Et… nous avons “virés de bord”. Il fallait payer jusqu’à 10 000 pesos pour entrer (ce n’était indiqué nulle part!). Il y avait apparemment une très grande chanteuse mexicaine et les places étaient (très) limtées. Bon… dommage. Bière pour nous et jus pour les enfants sur une terrasse alors!

Ensuite, il y a Los Cabos. Le sud de la péninsule. Les deux grandes villes sont… correctes. Ce sont d’énormes destinations touristiques et donc il y a de gros hotels, les plages sont extraordinaires (nous avons eu un coup de coeur pour la Playa Santa Maria) et tout est très cher (comment les locaux vivent-ils ici?). Mais, à la sortie d’un Walmart, un représentant bien enthousiaste nous a offert trois jours d’accès à un resort, un buffet et la nage avec les dauphins pour les enfants si nous acceptions d’aller écouter une présentation sur des “Time Share”. Vous savez, cette formule selon laquelle on devient membre d’un club qui partage le temps d’un propriété entre plusieurs propriétaires. D’accord, pourquoi pas? Une heure et demie contre tout celà nous semblait en valoir la peine. C’est ainsi que nous avons fait la farniente sur le bord de la piscine et que les enfants on nagés avec des dauphins. Le tout pour 0$. Isaac a même appris à nager sans flotteurs!

Tout juste avant de prendre le traversier pour Topolobampo, nous avons séjournés quelques jours splendide sur la côte est et la pêche a littéralement explosée. Les enfants se sont baignés, nous avons grillés du poisson et notre bronzage s’est grandement amélioré.

Ah oui, j’allais presque oublier. La plongée en apnée a été splendide partout. Ça tombe bien parce que c’est l’un des dadas de Geneviève. Nous songeons justement à acheter une GoPro épreuve à l’eau afin de partager nos futurs aventures sous l’eau avec vous.

Notre expérience pour réserver une place sur le traversier ressemblait un peut trop à la traversée de la frontière mais, heureusement, nous avions depuis développé une patience et une connaissance de la manière que fonctionne la bureaucratie mexicaine. Finalement, nous avons réussis à payer moins que la moitié du prix affiché. Une bonne fin pour notre aventure en Baja.

Bon, maintenant je vais chiâler et ça va faire du bien. Voici un petit annexe énumérant de manière non-exhaustive les problèmes de routes Mexicaines (mais surtout de la Baja):

  • Parfois il y a des trous. Des nids de poules, on ne s’en fait pas avec ça. Ici on ne se donne pas la peine d’éviter quoi que ce soit de plus petit qu’un nid d’autruche. Et les nids de brontosaures, qui menacent d’arracher un essieu ou, pire, la valve du réservoir des eaux noires à chaque fois qu’il est impossible d’en éviter un, sont plus communs qu’on ne le croirait. Ils sont présents partout saufs dans les villes les plus riches et les autoroutes payantes.
  • Parfois, au lieu de trous, il y a des bosses, voir des sauts qui, si on les frappe à la limite de vitesse affichée, font quitter du sol les roues du véhicule!
  • La signalisation est soit déficiente, soit inexistante, soit schizophrène. Plusieurs routes n’ont aucune limite de vitesse indiquée. Parfois on peut voir 4 panneaux en l’espace de 300m sur une autoroute et ils indiquent tous une vitesse différente. Parfois la vitesse saute de 60 à 100 km/h 150m avant la courbe la plus serrée et dangereuse qu’on puisse imaginer (et qui doit être entreprise à 40 km/h tout au plus). Il n’y a souvent pas de panneaux d’arrêt (Alto ici) et s’il y en a ils sont souvent placés au mauvais endroit. Nous avons vus, entres autres, de l’autre côté de la rue, 50m avant l’intersection, peinturé sur un immeuble et un panneau tellement vieux qu’il était rendu au métal nu. Ah, et il ne faut pas oublier que souvent, il y a des panneaux qui indiquent que la vitesse est réduite (pour une ville ou un arrêt d’autobus sur l’autoroute) mais il n’y a presque jamais de panneau indiquant que la vitesse est rehaussée. On doit donc deviner quand on pense qu’on peut conduire plus vite. Ou on peut faire comme les locaux et ignorer toute la signalisation.
  • La signalisation pour les travaux de construction n’est jamais enlevée une fois les travaux terminés et est fréquemment déficiente lorsque les travaux sont toujours en cours. Ainsi, on peut rouler à 90 puis soudain des affiches nous affirment qu’on doit ralentir et circuler à 40 car il y a des travaux, mais il n’y en a pas! Le résultat? Tout le monde ignore toujours la signalisation pour travaux. Le pire c’est quand il y a des affiches indiquant de prendre un détour (souvent une piste de terre atroce) et qu’on se rend compte par la suite que la route était en fait praticable.
  • Les routes sont souvent étroites et sans accotement. De sortes qu’il n’y a environ que 20 cm de voie de part et d’autre du véhicule. En plus de ne pas y avoir d’accotement, la bordure de la route est souvent un fossé profond. Le problème est accentué par le fait qu’ils ont la mauvaise habitude ici de rajouter du bitume par dessus la vieille chaussée chaque fois qu’ils rénovent une route plutôt que d’enlever le vieux revêtement. Le résultat est que même s’il y a un accotement, il se peut qu’il y ait un dénivelé de 30 cm entre celui-ci et la chaussée.
  • Parfois, il n’y a plus de route en raison de travaux. Plutôt que de faire une voie de déviation pavée, il est fréquent de faire circuler les gens sur des sentiers de terre battue parallèles à la route en construction. À d’autres occasions, on nous a fait passer pendant de longs, longs kilomètres par ce qui semblait être d’anciennes pistes de mulets. Il y a eu un segment de 100 kilomètres de notre voyage qui s’est composé de segments de 300-500m de routes pavés suivis de détours variant de 1 km à 30 km sur de tels sentiers. C’est à ce moment que notre vieux camion de pompier Clifford 4×4 m’a manqué le plus.
  • Les topes. Aussi connu sous le nom de reductor de velocidad. Ils peuvent prendre plusieurs formes. Dos d’ânes abruts qui secouent tout le véhicule. Dos de brontosaures, pareils comme les dôs d’ânes mais biens plus gros. De nombreux mini dos d’ânes en succession rapide qui font vibrer jusqu’a vos os. De villains petits domes métalliques qui menacent de déformer vos pneus. Ils peuvent être peints ou non, ils peuvent être accompagnés d’une affiche qui vous avertis de leur présence ou non. Ils peuvent être placés tout juste aprés un virage aveugle dans l’ombre d’un bâtiment dans une zone de vitesse élevée sans affiche signalétique (mais étrangement à proximité d’un commerce de réparation de pneus). Les topes ont eu raison d’au moins un véhicule dans notre convoi jusqu’à présent, nécessitant des travaux de soudure au châssis pour réparer les dommages causés.
  • Il y a des vaches en liberté partout.

Bref, il faut faire attention. Ah j’allais oublier, ça vibre. Presque tout le temps. J’ai été obligé de rajouter des vis partout et dans tout pour empêcher le VR de se désintégrer.

Mais vous savez quoi? Ça en vaut la peine. Nous avons trouvés des plages désertes. Nous avons passées des soirées merveilleuses en compagnie de nouveaux amis. Nous avons vus des paysages uniques. Nous rencontrés des Mexicains souriants et invitants. Nous avons changé de rythme de voyage et nous sommes heureux.

À la prochaine!