Inland de Puerto Vallarta à San Miguel de Allende

-Geneviève-

Après une expérience coûteuse sur les fameuses routes payantes, nous avons décidé que le Mexique était assez sécuritaire pour prendre les route libres jusqu’à Gadalaraja. Bref, après 5 heures de routes dans les montagnes sur des chemins sinueux, nous nous sommes arrêtés dans la ville de Mascotas car nous n’avions fait que la moitié du chemin (google maps, je hais que tu nous mentes constamment).

Arrivé sur place, c’était la fête et tout le monde c’était réunit dans la plaza centrale pour écouter le brass band du village. On nous a dit que c’était la fête de la révolution. Nous comprendrons plus tard qu’au Mexique les fêtes se suivent et qu’il y a toujours une bonne raison pour célébrer. Ce soir là, nous nous sommes endormis au son des cloches de l’église qui elle aussi festoyait à chaque heure en entamant une nouvelle mélodie.

Étant à moitié chemin, nous avons donc tracé dès le lendemain matin vers la grande ville de Guadalajara où nous sommes arrivés à la tombé de la nuit finalement. Nous y avons visité un mercado de malade sur 3 étages avec juste assez d’espace entre les étalages pour passer une personne de côté. Claustrophobes s’abstenir. Peu salubre mais belle expérience.

On nous avait dit qu’au sud il y avait un beau village tranquille avec une plaza animée le soir alors nous avons pris la direction de Ajijic où nous avons, dès le premier soir, découvert que la plaza était vraiment en fête avec ses manèges, des spectacles sur la scène et des feux d’artifices aux 5 minutes toute la nuit. Les enfants ont même fait un tour d’auto tamponneuse et ont finalement eu droit à 2 tours parce que comme les connexions électriques se faisaient mal, les autos fonctionnaient juste un peu. Moi, ce qui m’a ravis, c’est le grand passage au bord du lac super tranquille où l’on pouvait observer les oiseaux pêcheurs. Très relaxant. Très relaxant jusqu’au moment de sortir de la ville. Les sens unique ça allait, on vient quand même de Montréal mais la largeur des rues aille aille. Il suffisait qu’une voiture garée ait ses roues en angle pour que nous ayons à rebrousser le chemin à reculons en demandant à toutes les personnes derrière nous de faire de même. 1:30 plus tard, nous avions fait les 2 coins de rue nécessaires pour quitter la ville, succès.

Nous avons ensuite tenté un autre village longeant le lac. Le Malecon de Chapala était en feu!!! C’était la fête là aussi (quand je vous dit que les mexicains savent faire la fête). Il y avait au moins un groupe de mariachis à chaque 20 mètres et des kiosques de micheladas de 1 litre en grande quantité. C’est là que nous avons assisté pour la première fois à un spectacle traditionnel de Voladores. Ce sont des hommes en habits d’époque qui montent sur un poteau de plusieurs mètres et s’attachent par un pied pour ensuite se lancer la tête à l’envers et tournoyer autour d’un poteau pendant qu’un autre joue de la flûte de pan au sommet. On n’allait pas s’essayer même après un litre de Michelada mais le spectacle était mémorable.

Nous nous sommes ensuite dirigés vers Guanajuato et ce fut le coup de foudre. Cette ancienne ville s’est développée pour servir les mines environnantes qui furent très généreuses, ce qui se reflète sur l’architecture de la ville. André était aux anges. Moi j’ai plus tripé sur les maisons multicolores. Dans la ville, plusieurs quartiers étaient entièrement piétons et des tunnels formant un énorme spaghetti permettaient de détourner le traffic sous la ville. Dans le centre ville, des étudiants offraient gratuitement des visites de la ville, de la musique, des spectacles de danse, bref un énorme WoW culturellement. Parlant d’expériences: le musée de la momie était affiché partout et nous nous sommes dit: allons en apprendre un peu plus sur la mort version mexicaine. Il y avait même une salle affiliée qui s’appelait culte de la mort au Mexique. Oh là là! J’en fait encore des cauchemars. Une chance qu’Isaac mon petit nounours a refusé d’y entrer. En fait, la ville manquant de place dans son cimetière, a sortit des morts de leur crypte et comme les corps avaient bien séchés, loins de la moisissure et des insectes, ils ont étés exposés avec comme unique description leur nom. Alors, on voit leurs poils, leurs pénis et leurs seins (la seule chose qu’ai retenu Loïc en riant, dans le fond; une chance). Moi, ce qui me reste en tête c’est plutôt la section des bébés morts et des gens assassinés puisqu’on peut encore voir leur visage terrifié. Bref, un beau choc culturel.

Il fallait au moins une fois aller visiter une de ces fameuses mines. Mon petit ours a même affronté sa peur et est descendu jusqu’au fond avec nous.

Nous avons passé peu de temps à San Miguel de Allende, il y avait beaucoup plus d’américains et la ville nous semblait moins authentique. André ne veut pas que je le dise mais il s’est encore aventuré dans des rues pas possible hihi. Alors, passant sur un traditionnel « tope », le vr a incliné à droite et l’auvent a laissé un petit souvenir à un balcon du 2e étage qui dépassait dangereusement dans la rue. Je pense qu’André est traumatisé là! (Non pas de photos, je ne voulais pas tourner le fer dans la plaie). André nous amène loin, très loin des villes.

À suivre: la région de San Luis de Potosí.

De La Paz à Puerto Vallarta

La Côte Pacifique Centrale du Mexique

Des crevettes (d’uh)

Article part André

Sur le traversier

Comment quitte-t-on la péninsule de la Baja California sans devoir tout reconduire? En prenant un traverser à partir de La Paz, bien sur! Il faut savoir qu’il y a deux compagnies qui offrent le service de navette entre La Paz et le continent: TMC et Baja Ferries. TMC est moins luxueux que Baja Ferries mais également bien moins cher, c’est donc pourquoi nous avons opté pour TMC. Ils offrent le service vers Topolobampo et Mazatlàn, le dernier étant le trajet que nous désirions car il nous permet d’éviter la zone dangereuse (cartels de drogues) entre Topolobampo (dites ça trois fois vite) et Mazatlàn. Malheureusement le traversier qui assure cette ligne était en panne. Baja Ferries eux ne permettent pas de mineurs sur cette traversée pour une raison qui demeure encore nébuleuse. Alors nous étions pris et devions traverser vers Topo, pas une situation idéale car il est recommandé de tracer sans s’arrêter jusqu’à Mazatlàn. Il y a toutefois un point positif à cette situation car en se plaçant sur la liste d’attente pour obtenir une place libérée au lieu de réserver une date fixe, nous avons payés 3200 pesos pour la traversée plutôt que 8500!

À l’approche de Topolobampo

Dans le stationnement en face du bateau, alors que nous attendions d’embarquer, nous avons fait la rencontre d’un couple Québécois à la retraite en Safari Condo et d’un couple américain en Sprinter. Nous nous sommes rapidement (avec une ou deux bières) mis d’accords pour convoyer ensembles jusqu’à Mazatlàn. Et hop! Une bonne chose de réglée. Ensuite, il suffisait d’embarquer le VR sur le bateau, en montant sur une rampe abrupte qui faisait cogner le pare-choc arrière au sol lorsqu’on l’empruntait, jusqu’à un ascenseur de véhicules qui ne faisait environ que 25cm de plus large que le VR, le tout à reculons et dans le noir. Pas de problème!

Un gros camion qui fait fonctionner son moteur toute la nuit.

En bout de compte, la traversée a été paisible et sans tracas. Nous avons dormis toute la nuit avec la génératrice et l’air climatisé car les camions aux alentours de nous faisaient fonctionner leurs moteurs ou génératrices eux aussi (et ça ne sentait pas bon avec les fenêtres ouvertes). Nous sommes arrivés tôt le matin et avons conduits sans problèmes d’un seul coup jusqu’à notre prochaine destination. C’est lors de cette longue journée passée à conduire que nous avons eu notre première expérience avec une route “Cuota” (route à péage). Oh boy. C’est cher. Le prix des péages est astronomique et prohibitif, alors on imagine mal comment les locaux font pour se déplacer. En tout nous avons dépensés près de 50$ en péages. Pas trop souvent SVP.

Margarita numéro 5… ou…. 6?

Pour notre première nuit à Mazatlàn nous avons dormis dans une petit “camping” en bord de mer car nous n’avions pas le temps de trouver un lieu sécuritaire gratuit. Ici il y avait tout plein de Canadiens et d’Américains qui avaient construits des toîts, des murs et des patios pour leurs roulottes rendues immobiles. Le couple d’américains,s’est joint à nous dans une restaurant avoisinant pour ma fête. Les margaritas étaient à 15 pesos (1,03$). J’en ai bu au moins 6, à ce que je me souviennes. Puis le lendemain en nous rendant dans la vieille ville nous avons faits le plein de langoustes et crevette géantes pour re-célébrer officiellement. Ça sentait l’ail dans le VR!

Miam!
Re-miam

Mais parlons un peu de Mazatlàn. Ce fut la première grande ville authentique de notre voyage. Certes il y avait des expatriés mais ils ne dominaient pas la scène et leur présence n’avait pas modifié la nature de la bourgade. Il y avait un très beau malecon (bord de l’eau) doté ,incroyablement, d’une piste cyclable séparée et protégée du trafic. Vous devinerez que nous avons sortis les vélos et avons arpentés l’entièreté du front de mer à leur bord. Les enfants en étaient ravis et ont bien dormis cette nuit! Il y a également l’un des plus grands aquariums du Mexique ici et nous avons gâtés les enfants un peu plus en y passant une journée. Le coup de coeur de Geneviève fut le Mercado. Des fruits, des légumes, du poisson, de la viande, du fromage et le tout à bas prix! Je crois que le paradis de Geneviève doit être un Mercado Mexicain! Quand à moi, j’ai trouvé quelques appâts et items de pêche manquants que je me suis permis d’acheter pour mon cadeau de fête.

Malecon
Mercado!

Ensuite nous voulions nous rendre à San Blas pour voir un programme qui a pour but de protéger les tortues de mer. Nous avons fait deux arrêts en cours de route. Le premier fut à Acaponeta, une petite ville chouette où j’ai mangé des tacos de tête de porc (délicieux) à 13 pesos. Je les ai mangés. Geneviève n’a pas voulue essayer (m’enfin pourquoi pas?).

La plaza d’Acaponeta

Notre deuxième arrêt eut lieu à un petit bijou caché du nom de Mexcaltitan. Une petite île dans un marais qui est complètement recouverte par une ville et où les gens vivent de la pêche à la crevette. Il y avait des crevettes partout. PARTOUT. Ils les étendent dans les rues sur des bâches pour les faire sécher. Ils les servent aux restaurants. Ils les vendent à des touristes gringo comme nous. Pour accéder à l’île, il faut prendre une bateau. Il n’y a pas de routes pour venir ici. Deux tours de bateaux et une promenade sur un île? Isaac et Loïc furent encore une fois ravis. Petit fait intéressant: ce serait le lieu d’origine du peuple Aztec. Également, les enfants ne cessent de parler de ce lieu comme étant “l’Île aux crevettes”.

Mexcaltitan
Les crevettes de Mexcaltitán
La seule façon de se rendre à Mexcaltitán.

Lorsque nous sommes enfin arrivés à San Blas, nous avons été accueillis par un nuage odorant splendide. Il s’avère qu’il y a une dizaine de commerces à l’entrée de la ville qui fument des fruits de mer ,dont des langoustes, sur des feux de bois et ce toute la journée. Ça sentait booooooon…

Geneviève qui sauve des tortues

Nous avons dormis sur la plage et le lendemain matin sommes allés à la rencontre du directeur du programme local bénévole qui vise la préservation des tortues de mer. Ils déplacent les nids des tortues dans un enclos protégé contre les prédateurs. Ça les protège également contre les locaux un peux zinzins qui écrasent les nids avec leur 4×4 sur la plage ou qui les déterrent tout bonnement pour manger les oeufs. Le matin, lorsqu’un nid a éclos pendant la nuit, ils libèrent les bébés en s’assurant qu’ils atteignent tous la mer.

Bye bye!

Lorsqu’on nous sommes arrivés à l’enclos, nous avons bien vus qu’un nid avait éclos la nuit précédente mais hélas, les bébés tortues s’étaient faufilés dans une tout petit trou de la clôture. Heureusement, Geneviève, qui a des yeux d’aigle, a repérée deux petits bébés entremêlés et prisonniers d’un chiffon placé dans le trou de la clôture pour colmater la brèche. Ma chère Geneviève a patiemment et délicatement démêlé les fils pour libérer les tortues et les enfants on eu la chance des les remettre en liberté. Un moment fort mémorable.

Au revoir!

Finalement, c’était le temps de se pointer le nez à Puerto Vallarta. Bof. Une ville pleine d’Hotels et de touristes. La ville a certes un certain charme mais nous étions à ce point un peu fatigués et avions besoins de vacances (Oui je sais, je peux manger de la marde, c’est noté). Geneviève a eu l’excellente idée (c’est toujours elle qui a les bonnes idées) de se louer une chambre d’hôtel pour quelques jours. Pour 50$ par nuit, nous avons eu accès à une piscine, la plage, avions une cuisine complète, un salon, deux chambres séparées, une douche avec de l’eau illimitée (Hallelujiah!) et rien à faire à part notre lavage et regarder les enfants se baigner. Splendide.

À ce point nos batteries étaient pleinement chargées et nous étions prêts à partir explorer l’intérieur du Mexique qui est très riche en histoire et en culture. Ce sera justement le sujet de notre prochain article. À la prochaine!

À la prochaine!

On a dark desert highway

Notre périple à travers le désert

Une « autoroute » en Baja

Article par André

La majorité de la Baja California est vide. Il n’y a rien. Zip. Nada. Nothing. Rien pantoute. Le néan (vite, il faut sauver Fantasia). En fait, ce n’est pas tout à fait vrai. Il y a des roches, du sable et des cactus en grande quantité et au milieu de tout ça une seule route. Et des plages, des kilomètres et des kilomètres de plages. Pendant nos 25 jours en Baja California, nous avons traversés de grandes étendues de pas grand chose époustouflant (les photos sont pas mal bonnes!), visités quelques petites villes isolées et rencontrés des gens biens sympathiques, tant locaux qu’expatriés.

Notre première nuit fut passée en groupe dans un terrain de camping vide qui accepte des dons volontaires afin de financer la construction d’une école. Notre petite caravane comportait, outre notre famille, un couple français voyageant en Westfalia, deux familles françaises de quatre en motorisé (camping car pour les européens) et une famille suisse de 5 en fourgon 4×4 aménagé. Nous avons voyagé ensemble à plusieurs reprises lors de nos 25 jours en Baja, ce qui a permis aux enfants de se forger de solides amitiés et, pour nous les adultes, nous a permis de domestiquer le Mexique quelque peu. Ou, plutôt, il nous a permis de dompter nos peurs et réviser nos idées préconçues sur ce dernier.

N’empêche que je conserve toujours une idée préconçue et elle reste solidement ancrée: les routes sont horribles. En fait, c’est presque un art raffiné ici au Mexique de rendre les routes terribles. C’en est tellement ridicule parfois, qu’on se demande s’ils le font exprès, soit comme moyen de défense contre les gringos envahisseurs, soit comme expérience darwinienne gigantesque, ou encore simplement pour rigoler. J’imagine alors des concours d’échanges de photos sur Facebook entre ingénieurs et travailleurs de la construction mexicains qui tentent tous de se surpasser avec des infrastructures de transport toutes pires les unes que les autres.

Je crois que j’ai réussi à vous faire comprendre que les routes sont mauvaises. À la toute fin je vais faire un petit annexe pour vous expliquer comment elles le sont. Pour l’instant revenons à nos moutons.

Notre convoi s’est tenu en un seul groupe pour quelques nuits puis, au fur et à mesure qu’on prenait confiance, certains des membres ont faits leur propre chemin. Nous inclus. Mais, hormis dans le nord de la Baja California (où nous étions en convoi), il n’y a qu’une seule route ici, alors on fini toujours par se croiser (et prendre un petit apéro).

La vie sur la route change notre perspective sur le temps. Avant d’entrer au Mexique nous étions déjà en mesure d’affirmer avoir complètement perdu la notion de jours, semaines, mois, saisons. La première chose qu’on remarque après quelques jours au Mexique, c’est que tout ralenti soudainement. Si nous avions perdu la notion du temps, maintenant nous avions oublié le concept lui-même. Nos 25 jours nous ont semblés à la fois une éternité et un claquement de doigts.

De grandes parties de la péninsule Californienne sont désertiques. Le sable et la poussière trouvent une façon de pénétrer dans toutes les crevasses, tous les recoins, tous les espaces derrières les tiroirs qu’on n’a jamais même ouvert. Mais, c’est le prix à payer pour camper dans le désert et… sur la plage! Nous avons eu la chance de séjourner très, très souvent seuls sur des plages paradisiaques, le BBQ sorti avec un poissons fraîchement attrapé qui grille, les chaises installées sous l’auvent, les enfants jouant sur la plage et une Michelada bien froide entre les mains. Slow time.

Oui, le temps a ralenti et nous en avons profités pour être en famille. Les enfants (petits et grands) on pêchés. Au début, ça ne mordait pas. Notre équipement d’eau douce ne faisait pas l’affaire. Mais, à force de parler avec des locaux et observer leurs techniques et l’équipement, nous avons réussis à assembler un kit de pêche plus approprié pour pratiquer le sport depuis la plage, mais il me manquait encore une canne à pêche plus longue et rigide. Les commerces ici sont très peu communs (c’est le désert!) et leur inventaire a tendance à être maigre et coûteux.

Mon gros 4×4 qui me manque.
Mais celui-ci me ferait oublier Clifford!

Outre le désert qui ne demande qu’un gros 4×4 et des gallons de diesel, il n’y a que peut de lieux à visiter en Baja. Du nord au sud il y a… eh bien il n’y a rien dans le nord. Oui, il y a des villes mais rien que nous ne recommandions de visiter. En plein milieu de la péninsule il y a une petite ville industrielle sans attraits particuliers du nom de Guerrero Negro. Elle est adjacente à une Baie où (en saison) on peut observer les baleines grises. Nous n’étions pas en saison.

Nos allemands malchanceux et le doigt de Geneviève.

Mais nous avons rencontrés un couple d’Allemands qui avait brisé la transmission de leur VR européen. Oups. On leur promettait que tout serait réparé en 7 jours. C’est long mais bon, encore chanceux qu’ils puissent faire réparer. Je leur ai parlé récemment. Ça a pris environ 5 semaines. Oups. En fait, il y avait un attrait: une saline. Une énorme étendue de bassins où on fait évaporer de l’eau de mer pour faire du sel. Des kilomètres et des kilomètres de sel. Ça a occupé un après-midi pour nous. Je ne sais pas si ce couple Allemand a eu la chance de faire la visite plus d’une fois lors de leur séjour à Guerrero Negro…

Il y a aussi San Ignacio, qui est un petit Oasis au milieu du désert. Il y a Santa Rosalia qui a un petit noyau charmant et où peut trouver une excellente baguette française. Toutefois, l’administration de Santa Rosalia, qui se trouve sur la côte est de la péninsule et où un fort vent dominant souffle vers l’est (et donc vers la mer), a décidée de placer un énorme dépotoire de surface à ciel ouvert à 10 mètres de la Mer de Cortez. Eh oui, le vent pousse tout (TOUT) dans la mer. Dommage.

Il y a aussi Mulegé, où les poissons sautent sans cesse dans les canaux et au large et où Isaac a attrapé le poisson le plus laid du monde. Désolé, pas de photo. J’ai eu trop peur. Il y a la Bahia Concepcion, où nous avons vu une plage qui pourrait être candidate pour la plus belle du monde.

Aux trois quarts du chemin entre la limite nord de la Baja et la pointe sud, il y a Loreto. Une belle ville de style coloniale un peu infestée de gringos mais qui, néanmoins, a beaucoup de charme. Justement, nous y avons rencontrés un dénommé “Alberta Al” qui nous a offerts plusieurs bières, a jasé avec nous longuement et qui, lorsque j’ai commenté que je ne trouvais pas de canne à pêche appropriée, m’en a donnée une! Qui dit que le Québec et l’Alberta ne peuvent pas s’entendre? Peu de temps après nous avons connus beaucoup de succès. Geneviève a également eu beaucoup de plaisir à nager avec les nombreuses raies que l’on trouve dans les eaux peu profondes près de la plage. Une caméra épreuve à l’eau eut été utile.

Puis il y a La Paz. Une belle grande ville avec un Malecon (bord de l’eau) impeccable et possiblement les meilleurs tacos de notre voyage jusqu’à présent. Geneviève tenait absolument à voir les festivités du jour des morts et ce depuis longtemps. C’était l’un de ses rêves et tout le monde à qui nous parlions disait la même chose: Allez à Todos Santos. Il y a également une plage spleeeeeeedide au nord de la ville.

Plage au nord de La Paz

Todos Santos est justement la prochaine petite ville que l’on croise après La Paz. Nous y sommes arrivés un peu à l’avance et avons célébrés l’Halloween avec certains de nos co-convoiristes en se promenant de commerce en commerce pour demander des bonbons. Les enfants étaient tellement heureux, même avec leurs costumes improvisés à la dernière minute. La seconde journée nous avons profités des pré-festivités de la fête des morts à la plaza centrale. Il y avait des gens costumés pour le concours de Catrina et les hotels étaient tous décorés, il y avait de la bonne nourriture de rue et une présentation de Coco (le film) . Le jour des morts nous nous sommes présentés à la Plaza centrale pour les grandes festivités qui étaient annoncées partout. Et… nous avons “virés de bord”. Il fallait payer jusqu’à 10 000 pesos pour entrer (ce n’était indiqué nulle part!). Il y avait apparemment une très grande chanteuse mexicaine et les places étaient (très) limtées. Bon… dommage. Bière pour nous et jus pour les enfants sur une terrasse alors!

Ensuite, il y a Los Cabos. Le sud de la péninsule. Les deux grandes villes sont… correctes. Ce sont d’énormes destinations touristiques et donc il y a de gros hotels, les plages sont extraordinaires (nous avons eu un coup de coeur pour la Playa Santa Maria) et tout est très cher (comment les locaux vivent-ils ici?). Mais, à la sortie d’un Walmart, un représentant bien enthousiaste nous a offert trois jours d’accès à un resort, un buffet et la nage avec les dauphins pour les enfants si nous acceptions d’aller écouter une présentation sur des “Time Share”. Vous savez, cette formule selon laquelle on devient membre d’un club qui partage le temps d’un propriété entre plusieurs propriétaires. D’accord, pourquoi pas? Une heure et demie contre tout celà nous semblait en valoir la peine. C’est ainsi que nous avons fait la farniente sur le bord de la piscine et que les enfants on nagés avec des dauphins. Le tout pour 0$. Isaac a même appris à nager sans flotteurs!

Tout juste avant de prendre le traversier pour Topolobampo, nous avons séjournés quelques jours splendide sur la côte est et la pêche a littéralement explosée. Les enfants se sont baignés, nous avons grillés du poisson et notre bronzage s’est grandement amélioré.

Ah oui, j’allais presque oublier. La plongée en apnée a été splendide partout. Ça tombe bien parce que c’est l’un des dadas de Geneviève. Nous songeons justement à acheter une GoPro épreuve à l’eau afin de partager nos futurs aventures sous l’eau avec vous.

Notre expérience pour réserver une place sur le traversier ressemblait un peut trop à la traversée de la frontière mais, heureusement, nous avions depuis développé une patience et une connaissance de la manière que fonctionne la bureaucratie mexicaine. Finalement, nous avons réussis à payer moins que la moitié du prix affiché. Une bonne fin pour notre aventure en Baja.

Bon, maintenant je vais chiâler et ça va faire du bien. Voici un petit annexe énumérant de manière non-exhaustive les problèmes de routes Mexicaines (mais surtout de la Baja):

  • Parfois il y a des trous. Des nids de poules, on ne s’en fait pas avec ça. Ici on ne se donne pas la peine d’éviter quoi que ce soit de plus petit qu’un nid d’autruche. Et les nids de brontosaures, qui menacent d’arracher un essieu ou, pire, la valve du réservoir des eaux noires à chaque fois qu’il est impossible d’en éviter un, sont plus communs qu’on ne le croirait. Ils sont présents partout saufs dans les villes les plus riches et les autoroutes payantes.
  • Parfois, au lieu de trous, il y a des bosses, voir des sauts qui, si on les frappe à la limite de vitesse affichée, font quitter du sol les roues du véhicule!
  • La signalisation est soit déficiente, soit inexistante, soit schizophrène. Plusieurs routes n’ont aucune limite de vitesse indiquée. Parfois on peut voir 4 panneaux en l’espace de 300m sur une autoroute et ils indiquent tous une vitesse différente. Parfois la vitesse saute de 60 à 100 km/h 150m avant la courbe la plus serrée et dangereuse qu’on puisse imaginer (et qui doit être entreprise à 40 km/h tout au plus). Il n’y a souvent pas de panneaux d’arrêt (Alto ici) et s’il y en a ils sont souvent placés au mauvais endroit. Nous avons vus, entres autres, de l’autre côté de la rue, 50m avant l’intersection, peinturé sur un immeuble et un panneau tellement vieux qu’il était rendu au métal nu. Ah, et il ne faut pas oublier que souvent, il y a des panneaux qui indiquent que la vitesse est réduite (pour une ville ou un arrêt d’autobus sur l’autoroute) mais il n’y a presque jamais de panneau indiquant que la vitesse est rehaussée. On doit donc deviner quand on pense qu’on peut conduire plus vite. Ou on peut faire comme les locaux et ignorer toute la signalisation.
  • La signalisation pour les travaux de construction n’est jamais enlevée une fois les travaux terminés et est fréquemment déficiente lorsque les travaux sont toujours en cours. Ainsi, on peut rouler à 90 puis soudain des affiches nous affirment qu’on doit ralentir et circuler à 40 car il y a des travaux, mais il n’y en a pas! Le résultat? Tout le monde ignore toujours la signalisation pour travaux. Le pire c’est quand il y a des affiches indiquant de prendre un détour (souvent une piste de terre atroce) et qu’on se rend compte par la suite que la route était en fait praticable.
  • Les routes sont souvent étroites et sans accotement. De sortes qu’il n’y a environ que 20 cm de voie de part et d’autre du véhicule. En plus de ne pas y avoir d’accotement, la bordure de la route est souvent un fossé profond. Le problème est accentué par le fait qu’ils ont la mauvaise habitude ici de rajouter du bitume par dessus la vieille chaussée chaque fois qu’ils rénovent une route plutôt que d’enlever le vieux revêtement. Le résultat est que même s’il y a un accotement, il se peut qu’il y ait un dénivelé de 30 cm entre celui-ci et la chaussée.
  • Parfois, il n’y a plus de route en raison de travaux. Plutôt que de faire une voie de déviation pavée, il est fréquent de faire circuler les gens sur des sentiers de terre battue parallèles à la route en construction. À d’autres occasions, on nous a fait passer pendant de longs, longs kilomètres par ce qui semblait être d’anciennes pistes de mulets. Il y a eu un segment de 100 kilomètres de notre voyage qui s’est composé de segments de 300-500m de routes pavés suivis de détours variant de 1 km à 30 km sur de tels sentiers. C’est à ce moment que notre vieux camion de pompier Clifford 4×4 m’a manqué le plus.
  • Les topes. Aussi connu sous le nom de reductor de velocidad. Ils peuvent prendre plusieurs formes. Dos d’ânes abruts qui secouent tout le véhicule. Dos de brontosaures, pareils comme les dôs d’ânes mais biens plus gros. De nombreux mini dos d’ânes en succession rapide qui font vibrer jusqu’a vos os. De villains petits domes métalliques qui menacent de déformer vos pneus. Ils peuvent être peints ou non, ils peuvent être accompagnés d’une affiche qui vous avertis de leur présence ou non. Ils peuvent être placés tout juste aprés un virage aveugle dans l’ombre d’un bâtiment dans une zone de vitesse élevée sans affiche signalétique (mais étrangement à proximité d’un commerce de réparation de pneus). Les topes ont eu raison d’au moins un véhicule dans notre convoi jusqu’à présent, nécessitant des travaux de soudure au châssis pour réparer les dommages causés.
  • Il y a des vaches en liberté partout.

Bref, il faut faire attention. Ah j’allais oublier, ça vibre. Presque tout le temps. J’ai été obligé de rajouter des vis partout et dans tout pour empêcher le VR de se désintégrer.

Mais vous savez quoi? Ça en vaut la peine. Nous avons trouvés des plages désertes. Nous avons passées des soirées merveilleuses en compagnie de nouveaux amis. Nous avons vus des paysages uniques. Nous rencontrés des Mexicains souriants et invitants. Nous avons changé de rythme de voyage et nous sommes heureux.

À la prochaine!