I had to find a passage back to the place I was before

Notre expérience à la frontière

Notre petite caravane. Destination: Mexique!

Baja California. La Basse Californie. Terre des dune buggies, routes horribles (voir inexistantes) et terrain de jeu des gros 4×4. La péninsule est en grande partie un grand désert bordé de plages sur chacunes des côtes et saupoudré de quelques petits pueblos et villes, généralement séparés par quelques heures de route.

Bon, je vais être le premier à dire que je ne savais pas trop à quoi m’attendre sur la péninsule de Baja California, idem pour Geneviève et nous savions encore moins ce qui nous attendait à la frontière. Tous deux n’avions séjourné qu’une seule fois au Mexique préalablement, lorsque nous avions explorés pour près de 4 semaines la péninsule du Yucatàn en famille en 2017 (tiens, encore une péninsule!). Cette dernière regorge de ruines, de villes coloniales, de resorts et est recouverte d’une verdoyante jungle. Et la baja? Eh bien, je crois n’avoir jamais vu autant de cactus de ma vie, il n’a pas plut pour les 25 jours que nous y avons séjourné (nous avons passés au mions trois tubes de baume à lèvres car l’humidité ambiante devait tourner aux alentours de 0%) et nous avons découvert que la pêche y était excellente!

Mais revenons un peu en arrière, le sujet de cet article ne sera pas la Baja mais plutôt notre tentative d’entrer au pays. Notre dernière nuit aux États-Unis fut passée au Chicken Ranch de Doug, et le lendemain matin notre jolie petite caravane de voyageurs s’est rendue à la frontière de Tecate (aussi le nom d’un bière bon marché mexicaine). Traverser la frontière fut un peu comme la scène dans “Les Douze Travaux d’Astérix” qui a lieu à la maison des fous et est certes emblématique de notre expérience Mexicaine.

En premier lieu, il faut avoir une assurance automobile qui couvre au minimum la responsabilité civile. Hélas, aucune compagnie d’assurance automobile canadienne n’accepte de couvrir au Mexique (et il se peut que cela leur soit interdit). Heureusement, un petit strip mall bien déprimant du côté américain de la frontière contenait deux bureaux d’agents d’assurances et le tout s’est réglé relativement rapidement et sans trop de tracas.

Ensuite, il faut se rendre à la frontière (nos amis européens eux devaient en premier lieu passer à la douane américaine pour faire leur check-out). Ici il faut comprendre que nous avions pris la peine de lire à propos des normes et procédures mexicaines pour la douane et l’immigration. En principe, il y a une inspection et un confiscation de plusieurs types d’aliments, notamment viandes, légumes, fruits, etc. Également, la documentation officielle indique qu’il faut avoir un rapport datant d’au maximum 10 jours d’un vétérinaire pour traverser avec des chiens, en plus de toute une panoplie de vaccins et certificats de traitement. Nous avions tout, sauf que notre lettre de bonne santé des chiens datait de deux mois (soit du Canada). Nous avions décidés de tenter notre chance puisque les autres voyageurs auxquels nous avions parlés affirmaient tous que personne ne nous embêterait avec les chiens à la frontière terrestre.

Lorsqu’on s’est présenté à la douane, un homme souriant est entré dans le VR, a regardé les enfants, les chiens, nos passeports et nous a ensuite dit de passer la frontière. Ouep! C’était tout!

– Ah non, pas tout à fait dit-il, Il faut passer l’immigration aussi. Mais vous ne pouvez pas rester ici, votre véhicule est trop gros. Entrez au pays, allez vous stationner plus loinpuis revenez remplir la documentation d’immigration pour votre famille ainsi que l’importation du véhicule.

Il a regardé les chiens de près car ils ne voient pas beaucoup de Dachsunds au Mexique, mais ne m’a pas demandé de documentation… Nous avons décidé de ne pas poser de questions supplémentaires.

Donc on me laissait entrer au Mexique sans avoir de visa valide et sans tracas pour les chiens!

Dans la ville, nous cherchons à nous garer, tourne, tourne, tourne… pas de stationnement. Bon, ok! On stationne illégalement à proximité de la frontière car tout le monde semble se stationner illégalement dans des endroits interdits ici. J’allume la climatisation pour Geneviève, les enfants et les chiens puis je tente d’aller au bureau d’immigration et d’importation de véhicules. Ah, non, on ne peut pas y aller même si c’est tout juste de l’autre côté de la rue, il faut faire le tour, c’est à dire marcher jusqu’à la zone neutre entre les douanes américaines et mexicaines puis revenir à la douane mexicaine. Un beau circuit de 400m, même si le VR est juste en face de la douane.

Je me présente au bureau d’immigration mais il y a une longue file. La file du bureau pour l’importation du véhicule est plus courte, j’y vais pour sauver du temps. J’attends, puis à mon tour j’explique que je veux importer mon véhicule mais on m’informe que mon véhicule ne peut pas être importé si je n’ai pas mon visa d’entrée au pays (ce qui est étrange car ils accordent une importation de 10 ans pour le véhicule, peu importe la durée du visa). Bon ok… je retourne au bureau d’immigration et j’attends. Quand c’est mon tour on me dit que même si j’ai toute la documentation il faut que ma famille soit présente (oui, la famille qu’ils ont laissés entrer au Mexique déjà). Alors je quitte le bureau d’immigration et je marche et traverse la frontière piétonne. Il n’y a ni gardes ni barrières ni caméras. Je viens de re-pénétrer au pays sans contrôle de mes papiers!

Donc, Geneviève, Isaac et Loïc m’accompagnent à l’immigration qui est l’autre bord de la rue du VR en faisant le beau détour de 400m. On attend, on passe au bureau, on nous remet une facture qu’il faut payer pour que le Visa soit émis. On nous dit qu’il faut payer au même bureau qui importe les véhicules. Alors on y retourne, on attends encore, on paye. On retourne au bureau d’immigration et l’agent nous émet nos visas… et nous offre de nous vendre du miel ou de la sauce piquante à bas prix. Quoi? C’est un manque total de professionnalisme. Alors j’ai fait la seule chose raisonnable. J’ai acheté de la sauce épicée.

Maintenant on nous indique qu’il faut aller importer notre véhicule, donc on retourne au même bureau où nous avions payés la facture pour les Visas. On refait la file… et hop! On importe le véhicule. Sauf que non. Elle demande des COPIES des visas et des enregistrements. ARGH. Donc on sort, Geneviève et les enfants vont au VR et l’air climatisé. Je fais des photocopies à un petit bureau privé en face des douanes qui n’offre qu’un service: des photocopies de documents pour les douanes. Je fais des copies de tout, incluant passeports, enregistrements, assurances, permis, visas, tout. Juste au cas.

Je refais le détour de 400m pour revenir de l’autre bord de la rue du petit bureau de copies. Je fais la file… je remets mes documents pour importer mon véhicule. Excellent! Eh bien non. Il a déjà été importé par l’ancien propriétaire. C’est transférable mais ça prend les documents originaux. Je ne les ai pas, je n’ai que le collant officiel apposé au pare-brise car c’est tout ce qui est requis pour circuler.

C’est à ce moment qu’on me dit qu’il va falloir faire remplir des documents par l’ancien propriétaire. Alors ici je veux spécifier que je n’ai pas “pété ma coche”, je suis resté calme (je crois) mais j’ai laissé savoir que ce n’était ni possible ni raisonnable. La dame derrière le comptoir m’a finalement dit qu’elle allait faire annuler l’ancienne importation mais qu’il fallait approcher le véhicule (il était de l’autre bord de la rue et elle exigeait que je le stationne directement devant la douane. Illégalement. Bon, on s’y remet!

Je re-pénètre au Mexique sans me faire contrôler, je déplace le VR (non sans mal), je refais le détour de 400m, je refais la file, la dame vient avec moi, prends quelques notes, puis me dit de la rejoindre à son bureau. Elle passe directement, je tente de la suivre, mais on me dit de faire le détour de 400m encore. ARGH! Respire, respire. Je fais le détour. J’arrive à son bureau, elle me remet une feuille et me dit que je dois la faire signer au bureau d’immigration pour autoriser l’annulation de l’ancienne importation du véhicule et autoriser la nouvelle importation.

Est-ce que vous êtes sur le bord de perdre la boule? Parce qu’à ce point, moi, j’étais à deux cheveux.

Donc je retourne au bureau d’immigration, je refais la file, on signe mon document puis je retourne au bureau d’importation des véhicules. Cette fois-ci la dame a dû lire quelque-chose dans mon visage car elle m’a fait signe de sauter la file et en un rapide quart d’heure (argh!) a complétée l’importation du VR.

Et voilà, nous étions au Mexique… près de 5 heures plus tard. Soupir collectif.

Notre petite caravane s’est réunie à un petit restaurant de Tecate pour prendre un premier repas mexicain authentique et quelques cervezas pour décompresser de notre expérience douanière. Puis, hop! Quelques heures de route pour s’éloigner de la frontière qui a tendance à être la région la plus dangereuse au Mexique. Mais le reste de nos aventures en Baja feront l’objet d’un autre article. Également, vous aurez remarqué le manque de photos dans cet article. Vous comprendrez qu’il ne nous est jamais venu à l’esprit de photographier les douanes!

Pour l’instant, je laisse en haleine en vous montrant une photo de pêche de la Baja, parce que je peux!

California Dreaming

Redwoods National Park

-Article par André

Ah, la Californie! Vite, dites moi ce à quoi vous pensez quand vous entendez le nom de cet état? Soleil, plages et Hollywood, n’est-ce pas? Certes, nous avons eu notre dose de tous ces éléments, mais sachez que nous avons connu une plus grande diversité d’expériences et de biomes en Californie seule que lors de tout notre précédent voyage. C’est épatant de constater la variété de la faune et la flore, des paysages et des villes ici.

En traversant la frontière de l’Oregeon vers la Californie, nous avons tout d’abord été surpris de voir un contrôle rigoureux à la frontière. Il y avait une quasi-douane où ils contrôlaient pour le bois et les produits agricoles. Puis ce fut le temps d’explorer Redwood National Park, où l’on peut voir les plus grands arbres du monde… et de la pluie. Beaucoup de pluie. J’imagine que c’est ce qui les aide à grandir! Nous avons réussis à résister à la majorité des attrappe-touristes, à l’exception d’un tronc d’arbre que Geneviève tenait absolument à visiter: La One Log Home. C’est une “maison” construite à l’intérieur d’un tronc d’arbre évidé. Pour 2$ on s’est dit: “pourquoi pas?”. Un troupeau énorme de Wapitis se prélassants à la sortie du parc marqua parfaitement la fin de notre visite des Coast Redwoods.

Un grand arbre.
La One Log House

Après avoir marché dans la forêt, il nous fallait nous rassassier: cap vers sonoma county et ses nombreux vignobles! Geneviève a résussie à nous dénicher à prix raisonnable trois sessions de dégustation de vins (oh que je t’adore!). Les autres détails de notre séjour ici sont un peu flous. Je suis certain que le vin n’a aucun lien avec ma mémoire défectueuse…

Mas Vino!!!

Puis ce fut le tour d’explorer San Francisco. Encore une fois, nous furent heureux d’avoir trainés avec nous nos vélos. San Francisco est en effet une “vraie” ville. Dense, urbaine, à échelle humaine, confortable et plaisante à explorer à pieds et singulièrement hostile envers les gros véhicules. Nous nous sommes garés un peu à l’extérieur du noyau urbain et avons pédalés jusqu’au vieux port, où il nous était ensuite possible de prendre le transport en commun pour se déplacer. À noter que nous avons fait notre première réunion avec Lars et Charlotte ( le couple allemand avec le beau campeur 4×4, rencontrés en Oregon) ici-même, passant une soirée avec eux sur la plage à faire des Sushis!

Dodo ici? Ouep!

Nous avons certes vu les icones célèbres que sont le Golden Gate Bridge et Alcatraz mais, hélas, les “cable cars” n’étaient pas en opération lors de notre passage! Une visite au musée des “cable cars” était certes plaisante mais pas tout à fait aussi satisfaisante qu’un tour l’aurait été. Il y avait tant de choses à voir et à faire. Notre visite s’est essentiellement composée de longues marches exploratoires dans le but de voir tous les gros “musts”. Néanmoins nous n’avons fait qu’égratigner la surface. J’ai bien envie de revenir explorer cet endroit une autre fois. J’en prends note dans mon calepin.

Alcatraz con alcatraces.
Les maisons sont croches!
Je sais, ce sont des lions de mer. Mais les enfants les appellent des phoques. Vous devriez voir comment réagissent les américains anglophones.

Nous avions l’intention de nous diriger ensuite vers Yosemite mais avons changés nos plans au dernier moment lorsque Etelvina, une autre grande voyageuse, organisa un petit rassemblement au Sequoia National Park par l’entremise d’un groupe Facebook pour voyageurs francophones. Si le Redwoods National Park renferme les plus grands arbres du monde, le Sequoia National Park possède les plus gros arbres du monde (par volume). J’ai moi-même été en mesure d’observer le General Sherman Tree. Je confirme, il est gros. Très, très, très, très gros. Le climat et la végétation étaient également bien différents de ceux du parc Redwoods. Le premier étant très humide et avec un sous-bois dense alors que Sequoia nous présentait un climait plus aride et une végétation bien plus sparse. Le reste de nos trois jours dans le parc furent passés à socialiser avec trois autres groupes de voyageurs et a permis aux enfants de se faire de nouveaux amis (qu’ils furent bien tristes de quitter).

D’autres voyageurs comme nous.
Big tree 2

Nous avons quitté nos collègues voyageurs afin de répondre à l’invitation de Carlo, un autre voyageur que nous avions rencontrés en Oregon et qui nous invitait à venir souper chez lui (et utiliser sa douche, alors pas question de refuser!). En route vers son village, nous avons fait un petit “pit stop”dans un canyon pour se prélasser deux jours dans des hot springs absolument splendides. Geneviève en particulier a fort apprécier siroter un bon vin californien assise dans un bassin aménagé par des membres de la communauté locale.

Suite à ce petit repos bien mérité nous nous sommes présentés à la porte de Carlo qui demeure à Ridgecrest, une petite ville en plein milieu du désert et situé à l’entrée de Death Valley. Carlo nous a régalé en préparant un met typique philippinois. Les enfants furent heureux d’avoir accès à une télévision pour la première fois depuis notre départ (nous avons trichés un peu et les avons laissés regarder beaucoup de dessins animés). C’est lors de la soirée que nous avons appris que Carlo était retraité de la base militaire située à ridgecrest, qui est en fait une base de recherche d’armement et une base aérienne. Il nous a averti que les F-18e américains aimaient bien surprendre les touristes dans Death Valley en les “buzzant”. C’est-à-dire en passant au dessus d’eux en vol à altitude extrêmement basse. Nous avons eu la chance de se faire “buzzer” le lendemain en entrant dans Death Valley et je vous assure que j’aurais été en mesure de lire le nom du pilote inscrit sur le côté de l’avion si je n’avais pas été sur le bord d’avoir une crise cardiaque.

Carlo!

Death Valley. Le premier endroit où nous avons vraiment eu besoin de notre air climatisé. C’est un lieu très difficile à décrire en mots. Heureusement nous avons des photos! Néanmoins, nous avons croisés un nombre impressionnant de Burros, avons achetés du vrai moonshine américain (whiskey maison) et vus la voiture de Charles Manson. Ah, et bien sûr nous avons conduits jusqu’au point le plus bas en amérique. Il faisait chaud. Le plus surprenant toutefois c’est que puisque le climat est extrêmement sec, la sueur s’évapore immédiatement, de sortes que si on est à l’ombre, on est extrêmement confortable.

Burro

Les parcs et les petites villes, c’est bien mais Las Vegas, c’est mieux! Nous nous sommes garés derrière un hotel pour dormir quelques nuits et avons rencontrés Stéphanie et Deborrah, un couple français qui voyage également avec des enfants d’âges proches aux nôtres. Les petits sont rapidement devenus inséparables. Nous avions pris rendez-vous avec Etelvina pour traverser avec elle et une autre famille que nous ne connaissions pas la frontière Mexicaine. Par pur hazard, c’était la famille de Stéphanie et Deborrah! Que le monde des voyageurs est petit.

Repas de débauche à Vegas
Vieux centre-ville de Vegas

Nous avons passés le plus clair de notre temps sur la “strip” et dans le vieux centre-ville. Oui, il y avait beaucoup de seins nus et d’alcool, mais également toute une panoplie de spectacles gratuits et oeuvres architecturales intéressantes à voir.

Nous avons également organisés une deuxième réunion avec Charlotte et Lars au même moment que notre pompe à eau a décidée de se mettre à couler. Heureusement j’ai réussi à trouver un réparateur qui avait la pompe en stock et qui en prime me l’installait, pour la somme totale modique de 200$. Normalement je suis du genre à tout faire moi même mais vue le prix raisonnable j’ai pour la première fois appuyé sur le bouton simple. Stéphanie et Déborrah ont également fait appel à ses services par la suite pour réparer leur système de recharge de batteries.

Ensuite il était temps d’aller se reposer. Hop! Trois jours sur le bord du réservoir créé par le barrage Hoover à faire la farniente (et se faire réveiller la nuit par des burros!). Nous avons manqués de propane et d’eau. C’est bien la seule raison pour laquelle nous avons quittés notre emplacement idyllique. Nous n’aimons pas trop rebrousser chemin mais avons dû retourner à Vegas pour faire le plein et c’est pourquoi nous en avons profités pour aller dormir une fois de plus au même stationnement et aller voir quelque spectacles de nuit que nous avions manqués (notamment le volcan devant l’hôtel Oasis).

Quelques jours de repos
Le volcan!

La Route 66 m’appelait, surtout après que Stéphnie et Deborrah nous eurent envoyées des photos spectaculaires de ladite route. Bon, les voies faisaient 9’ de large et Pumbaa notre VR en fait 9’ 4”, il n’y avait pas de garde-corps à plusieurs endroits et les américains conduisent mal en ta******k, ne sachant pas rester dans leur voie, mais ça en valait le détour. Les paysages étaient tout droit sortis du film “Cars” et nous avons visités un “ville fantôme” où nous avons entre-autre vus des voleurs dévaliser une banque et se battre à coups de revolvers contre le shérif. Ah, et Geneviève s’est faite charger par un burro. J’avais mentionné que la ville était infestée de burros?

Route 66
Gunfighters

Par la suite, pourquoi pas un peu plus de désert? Mojave cette fois. J’ai promptement enlisé le VR tout près des célèbres dunes chantantes (lorsque le vent fait s’écouler le sable sur leur surface ils produisent un son similaire au Didgerydoo). Heureusement, 4 marines sont venus à notre rescousse et nous avons passés le reste de la soirée (après avoir coucher les garçons), à boire le moonshine et jouer à “cards against humanity”. J’ai découvert que j’ai l’esprit plus tordu que des marines… pas certain que ce soit une bonne chose. M’enfin…

Pousse pousse pousse de la fonte, pour oublier la honte.
Oui, c’est bien moi avec une planche de surf sur le dos. 🙂

C’était maintenant le temps de Harry Potter. Euh, pardon, Los Angeles. Nous avons tentés de visiter cette ville mais honnêtement, c’est énorme et il n’y a pas de “noyeau”. Il y a des autoroutes partout et elles mènes toutes à un strip mall ou stationnement de Wal Mart. Toutefois, nous avons passés deux beaux jours à Universal Studios et les enfants ont particulièrement apprécés visiter le village de Préolard (Hogsmeade) et le château de Poudlard (Hogwarts). Néanmoins, Universal est très mal adapté pour les enfants, la quasi-totalité des attractions étaient interdites à Loïc. Même ceux basés sur un film d’enfant comme les films des Minions. L’expérience globale fut positive et les enfants portent depuis cette visite une toute nouvelle attention lorsque je leur lit les livres de Harry Potter le soir avant le coucher.

Oui, la musique des films jouait!
Kapow! Waterworld.

Notre prochain arrêt majeur fut Oceanside et ici aussi nous avons fait une belle rencontre: Thomas et Camille qui voyagent avec un garçon de 8 ans et une fille de 5 ans. J’ai perdu le fil de temps mais je crois que nous avons passés 7 jours consécutifs ensemble. Nous avons faits la plage la première journée et les enfants se sont rapidement liés d’amitié. San Diego fut ensuite toute une épreuve: presque impossible de trouver de l’eau et notre toilette étant brisée, j’ai été obligé de faire un arrêt afin d’acheter une pièce pour la réparer. Je l’ai réparée, mais impossible de la réassembler: le fabricant utilise des boulons qui se cassent lorsqu’on démonte la toilette et ils ne les vendent pas. J’ai donc dû jeter une toilette en parfait état et en acheter une nouvelle. C’est inconcevablement irresponsable de la part du fabricant et cette pratique devrait être illégale vu son impact nocif sur l’environnement (et le consommateur).

Bien oui, une photo de ma toilette neuve!

Camille et Thomas ayant choisis de se joindre à la caravane pour traverser la frontière, le groupe s’est donné rendez-vous à un point de camping sur terre publique près de Tecate. Toutefois, Camille et Thomas, qui étaient à environ 30 minutes devant nous sur la route, se présentèrent sur place pour voir une barrière leur bloquer la route alors même que le soleil se couchait (il devient souvent difficile de trouver des endroits plats, sécuritaires et légaux dans le noir). C’est alors que le propriétaire du ranch en face de la barrière est sortit pour les inviter à passer la nuit sur son terrain.

“Oui, mais, euh, il y a quatre autres véhicules qui s’en viennent.”

“Pas de problème, j’ai de la place!”

Et c’est ainsi que notre famille, Camille et Thomas, Stéphanie et Deborrah, Etelvina et René ainsi que Gérard et Maryse (un nouveau couple que nous ne connaissions pas qui voyagent en Westfalia de deuxième génération) se sont retrouvés sur le “Chicken Ranch” de Doug. Autours d’un beau feu nous avons joués de la musique (en fait c’était uniquement Geneviève qui jouait de la musique) et chantés des chansons, principalement en français car Doug était ravi de découvrir la culture francophone.

Le convoi au chicken ranch avec Doug.
La fête de Loïc au chicken Ranch avec des petits gâteaux emballés.

Et bien sûr, les enfants étaient aux anges avec tant d’amis réunis au même endroit. Et… comme par hasard, c’était la fête de 4 ans de Loïc. Le lendemain, le convoi s’est rendu jusqu’à la frontière et nous avons traversés au Mexique. Mais les détails de cette journée particulière et des particularités particulièrement particulières des Douanes Mexicaines sont réservés pour notre prochain post.

Pour l’instant, sachez que chaque jour sur la route est un peu meilleur que le dernier et qu’on ne cesse de faire des rencontres uniques et mémorables.

Washington et l’Oregon: notre rencontre avec le Pacifique

-Geneviève-

Seattle fut la première grande ville que nous avons rencontrée aux États-Unis. Nous y avons visité le très connu Pike market, un énorme marché longeant le bord de l’eau. Nous y avons aussi découvert le premier Starbucks et une ruelle couverte de gommes balounes!

Nous avons ensuite fait cap sur Portland une ville de « hipsters ». Parmi nos plus belles découvertes il y a eu le plus petit parc du monde (haha). Nous avons aussi fait un arrêt dans un wonderland (cinéma à 3$ et arcades à 15 cents). Nous avons terminé notre soirée avec un tour de train aérien.

Avec un prix d’entrée pour l’Oregon zoo à 9$ le 2e mardi du mois, il était difficile de dire non. La journée fut mémorable. Voyez par vous même.

Nous avions besoin de grand air alors nous avons pris le chemin de la Pacific highway. WOW! Une vue à couper le souffle. Dès notre premier arrêt dans un turnout nous avons pu admirer une dizaine de baleines grises. C’est dans ce même petit turnout que nous avons rencontré Mel et Carlo des voyageurs avec qui nous avons passé une admirable soirée près des baleines. Nous reverrons Carlo sous peu puisqu’il nous a invité à aller pêcher près de chez lui à Mammouth lake.

Dans une petite ville qui à suivit (Harrisburg) sur une baie nous avons pu admirer des lions de mer se disputer une place de choix pour se faire dorer au soleil.

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Puis nous avons vu des gens pêcher le crabe. Il fallait essayer! Nous nous sommes alors procurés un filet et des cuisses de dinde (oui de la dinde). Nous avons cherché l’endroit parfait et il y en avait plusieurs.

Alors pour pêcher il faut attacher l’appât au fond du filet (dinde,poulet,poisson) et le lancer au bout du quai sur n’importe quelle baie longeant l’océan. 5 minutes plus tard on le remonte et on ressort une dizaine de crabes. Les rouges sont une espèce invasive alors on les gardes et les bruns on garde seulement les mâles de 5 3/4 pouce.

C’est dans la même baie que l’on cueille les palourdes. À marée basse, il faut seulement creuser le sable pour les extraires. Nos enfants creusent des trous partout depuis ce jour là.

Le soir suivant, alors que nous pensions avoir trouvé un stationnement sur la plage, nous avons fait la rencontre de Lars et Charlotte qui nous ont fait constater que si nous y restions nous allions avoir les pieds dans l’eau à 1:00 du matin. Peu importe puisque nous avions fait une belle rencontre. Nous nous reverrons probablement souvent puisque notre trajet est le même jusqu’en Argentine.

J’adore l’odeur de la mer, le son des vagues, les phoques qui se font la course dans les baies, ce sentiment d’immensité quand on regarde au loin.

La côte pacifique des États-Unis nous aura permis de faire la rencontre d’une riche vie marine.

Nous lui disons au revoir pour aller explorer les arbres géants et les grandes villes du sud. Nous vous en parlerons dans le prochain article.

D’Edmonton à Abbotsford (juste en dehors de Vancouver)

Article par André

https://www.polarsteps.com/FamilleAGIL/2196249-les-voyages-de-la-famille-agil

« Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!!! »

-Loïc lorsque nous descendions les côtes dans les rocheuses.

Je dois dire que j’attendais depuis un bail l’Ouest, grand O, les interminables champs de canola des Prairies ayant quelque-peu engourdis mes sens, mais surtout mon sens de l’aventure. Ce fut un délicat travail d’équilibre de garder les enfants divertis et mobiles tout en réussissant à parcourir de grandes étendues de… eh bien de rien! À partir d’Edmonton, le tout a été bien plus facile puisqu’il y avait soudainement des choses à voir et à faire!

Justement, en parlant d’Edmonton, j’avais envie de sauter la ville mais Geneviève tenait vraiment à aller au (maintenant détrôné) plus grand centre d’achats du monde. Nous y avons passés quelques heures à marcher et certes, c’est grand, et un véritable temple dédié à la consommation, mais en bout de ligne ce n’était pas trop pour nous. Cela étant dit, je dois admettre qu’il aurait été impardonnable de passer par Edmonton sans s’arrêter au West Edmonton Mall. Nous avons ensuite mis le cap au sud pour voir deux musées bien bien différents l’un de l’autre.

Je tenais mordicus à ce qu’on passe par Drumheller pour aller au Royal Tyrell, dont la spécialité est… les dinosaures! Geneviève a eu beaucoup de temps libre lors de notre traversée de la mer de maïs centrale canadienne a lue un article parlant du Gopher Hole Museum, un endroit qui empaille des chiens de prairie et confectionne des dioramas cocasses pour les exposer. Ma chère conjointe, qui est notre chef navigatrice, a structurée notre itinéraire afin de pouvoir y passer en route vers le musée des dinosaures. Les enfants on adorés!

Ensuite, enfin arrivés à Drumheller, quel soulagement de trouver enfin un peu de topographie. Surtout après les praires où tout est plat(te), et vide, . Quelle fut notre surprise de tomber (pardonnez le calembour) sur le Horse Thief Canyon qui semble sorti tout droit d’un film Western américain. Pour ma part je dois ajouter que c’était un véritable soulagement de trouver un endroit où l’on ne voit pas venir les voitures en sens inverse pendant une heure sur l’autoroute.

Les enfants (Isaac, Loïc et moi-même!) ont, encore une fois, fort appréciés l’expérience. Isaac avait reçu il y a deux ans un oeuf de dinosaure pour Noël. Après l’avoir placé dans l’eau, un bébé stégosaure avait éclos. Depuis ce temps il cherche sa maman. À peine arrivés à Drumheller Isaac a repéré une statue de stégosaure. Il est allé fouiller dans sa boîte à jouets jusqu’à ce qu’il trouve le bébé dinosaure, il l’a ensuite déposé sur sa « mère » et lui a dit adieu!

Ensuite un petit repos bien mérité à Calgary avant de mettre le cap vers le Lac Louise.

Nous sommes bien heureux de nous être arrêtés au célèbre et très turquoise Lac Louise car, tout comme le West Edmonton Mall, il serait impardonnable de ne pas s’y arrêter. Toutefois, l’expérience de la journée a laissé un goût quelque peu amer dans nos bouches. Ce que le belle photo ci-haut ne montre pas ce sont les hordes de touristes se baladant, cellulaire à la main, en pleine conversation facetime. Vous ne voyez pas non-plus les filles Instagram en habits yoga faisant les mille et une poses pour un photographe en avec leur selfie sticks. Bref, oui, c’est beau. Mais ce n’est plus vraiment un lieu calme et serein, d’autant plus qu’il nous a fallu stationner à 15 minutes du lac et prendre une navette payante pour y accéder.

Le sentier de marche le long du Lac Louise

C’est donc un peu déçus que nous avons résumer notre route vers le nord, en direction de Jasper. Nous avions l’intention de nous arrêter dans le coin du Columbia Icefield et Geneviève a passée le plus clair de son temps à regarder par la fenêtre dans le but de voir de la faune locale. Ses efforts ne furent pas sans porter fruit: un ours noir et plusieurs chèvres.

Bêêêêêêê!

La route que nous avons suivi, la Icefields Parkway, est sans aucun doute la route la plus scénique que nous ayons eu le plaisir de suivre jusqu’à présent. À tous les virages il y avait des vues panoramiques à couper le souffle avec d’immenses montagnes bordées de lacs et rivières turquoises.

L’un des innombrables lacs turquoises le long de la Icefields Parkway

C’est le long de cette route que j’ai vu devant nous un VR que je reconnaissais! Nous avions fait plusieurs rencontres à Québec lors d’une réunion de gens voulant voyager sur les routes de l’amérique. L’un des couples à qui nous avions parlé, P-A et Madeleine (http://toietmoienvadrouille.com/en/ ) ont un Tioga bien distinct et aisément reconnaissable. Je me suis rangé dans le but de leur laisser une petite note leur laissant savoir où nous avions l’intention de camper ce soir là (car ils étaient de toute évidence partis prendre une marche). C’est au même moment que nous nous apprêtions à quitter qu’ils revinrent de leur balade et nous avons rapidement organisés une petite randonnée et soirée impromptue aux Columbia Icefields.

Pumbaa pré-baptème stationné au Columbia Ice Fields
Une petite balade jusqu’à la base du glacier. C’est aussi la meilleure photo de P-A et Madeleine, malheurement!

Le lendemain nous avons fait un petit saut à Jasper pour une belle randonnée en montagne puis Geneviève a trouvée sur iOverlander (l’application que nous utilisons pour trouver du camping gratuit) un lieu tout juste à la sortie du parc où nous pensions pouvoir rester quelques jours pour nous reposer. Eh bien nous y avons séjournés 4 nuits!

Une randonnée en famille tout près de Jasper

L’endroit est une ancienne scierie et les locaux s’en servent régulièrement comme lieu de camping. Quelle fut notre surprise lors de la deuxième journée lorsque P-A et Madeleine se stationnèrent à nos côtés. Après notre rencontre fortuite nous avons pris le cap vers l’Ouest et eux vers l’Est. En cours de route ils ont changés d’idée par pur hasard se sont arrêtés au même endroit que nous! Ici nous avons pu faire notre lavage, faire des feux à tous les soirs et prendre le temps de cuisiner des egg rolls maison (merci Geneviève).

Notre route vers le sud continua ensuite et, honnêtement, nous ne savions pas trop à quoi nous attendre. La prochaine destination majeure que nous voulions atteindre était Kelowna mais en passant par la petite ville de Barriere, nous avons vus une affiche intriguante: Rodeo today.

Un Rodéo? Il fallait aller voir.

Yeehaw!

Cowboys? Check. Taureaux? Check. Chevaux? Check. Lassos? Check. Course de tracteurs de jardin modifiés? Check. Ouep, c’était bel et bien un Rodéo. Nous avons décidés d’y passer la journée car combien de fois a-t-on la chance de voir un véritable rodéo western dans sa vie?

S’ensuivent Kamloops, au paysage digne d’une BD de Lucky Luke puis la charmante Kelowna avec sa météo plaisante, son centre ville charmeur, ses plages invitantes, d’innombrables pistes de randonnée et de vélo et ses fermes fruitières surabondantes. Le temps étant limité, nous avons optés pour la plage et le vélo en montagne sur une ancienne voie ferrée. Quelle surprise inattendue!

Ah oui, j’allais oublier. Nous avons terminés notre séjour à Kelowna en allant cueillir des fruits. Nous rêvions depuis longtemps des pêches énormes et juteuses de la vallée de l’Okanagan mais il était impératif de les cueillir nous-mêmes! On nous avait informés que les kiosques permettant l’autocueillette se faisaient rare en raison des touristes qui mangeaient tous les fruits sans les payer! Nous avons néanmoins réussis à trouver l’un des derniers endroit affichant U-PICK et en avons profités.

Le ventre plein de pêches et de poires, il nous fallait quelque-chose pour nous aider à digérer. Les Harrisson Hot Springs étaient justement sur notre route (ok, peut-être que c’était un petit détour). Un petit bain chaud nous a fait beaucoup de bien et donné l’énergie nécessaire pour continuer notre voyage. C’est ici que nous avons pris la décision d’éviter Vancouver et d’aller directement vers Seattle, en traversant la frontière tout près d’Abbotsford. Pourquoi sauter Vancouver? Tout simplement parce que nous avions déjà visité la ville et que notre objectif réel demeure l’amérique latine.

Nous avons traversés la frontière américaine le 7 septembre et venons tout juste de visiter la splendide ville émeraude (Seattle). Définitivement une ville à ajouter à ma liste des endroits où j’aimerais possiblement vivre. Toutefois, nous vous réservons les détails pour notre prochain article qui parlera sans doute de la première partie de notre voyage le long de la côte ouest américaine.

A plus tard les amis!

Le baptême de notre villa sur roue

Quand on a trop de temps, on fait toutes sortes de folies. C’est ainsi que stationnés au bout du monde perdus dans les Rocheuses nous avons décidé de baptiser notre vr.

On est en plein dans l’apprentissage des rituels de naissances dans les cours d’ECR d’Isaac alors il a eu droit à une grande messe. Après lui avoir donné un nom, nous lui avons chanté une chanson et l’avons arrosé à grande eau parce qu’il était sale notre Pumbaa.

Puis, une séance de relooking s’imposait pour qu’il ait sa personnalité propre alors on travaille sur un logo mais on a déjà fait quelques modifications extérieures.

Pourquoi Poumbaa me direz vous?

Hé bien, la vie devrait être Hakuna Matata. Il avancera un certain temps découvrir le monde en toute simplicité et sans attaches. André veut que je précise qu’il est souvent très sale…🙄 pff…. c’est même pas vrai 🤥.

Bref, je vous inviterais bien pour une pendaison de crémaillère mais c’est loin pas mal alors pour les curieux voici quelques photos des entrailles de la bête.

Episode VI: Return of the Genny

De Frankenmuth à Edmonton

Article par André

Clicquez ici pour voir la carte intéractive montrant notre position actuelle.

4700 km. Voilà la distance parcourue depuis notre départ de Candiac, et pourtant nous avons l’impression d’être encore si près du Québec et de la maison. À notre départ, j’avais l’impression que le « vrai » voyage ne commencerait qu’à partir d’Edmonton qui, dans mon esprit, marque le début de « l’Ouest ». Toutefois, force est d’admettre que nous avons traversé rapidement des lieux qui mériteraient certainement de s’y attarder d’avantage.

Sur le Pont Mackinac

De Frankenmuth, cette petite ville de style bavaroise, nous avons piqué vers le nord afin d’aller récupérer de notre expérience épuisante à Détroit dans la « Upper Peninsula » du Michigan. Sur la route, il nous semblait que 90% des véhicules croisés étaient des motorisés ou des pickups remorquants des roulottes. À notre arrivée, marquée par la traversée de l’énorme pont Mackinac, nous avons compris pourquoi : la côte de cette péninsule est bucolique et les installations de camping sont nombreuses, peu dispendieuses et de qualité. En bout de compte, nous avons séjournés trois jours et deux nuits à Monocle Lake dans une forêt Nationale.

La côte à Saint-Ignace, Michigan

Nous avions vraiment besoin de s’arrêter à un endroit pour plus d’une nuit et nous en avons profité pour jouer de la musique en bordure de feu, finaliser plusieurs travaux sur le VR (incluant réparer la génératrice, qui est maintenant de retour en pleine force! Wahoo!), rebaptiser et personnaliser le VR et passer du temps à s’occuper de nos enfants afin de faciliter la transition à une vie nomade. Loïc a d’ailleurs appris à faire du vélo à deux roues ici!

Hakuna Matata!

Ce fut ensuite le temps de mettre le cap à l’Ouest et de traverser l’ouest de l’Ontario. On nous avait souvent dit que cette partie de la province était longue et ennuyeuse. Ce que nous avons constaté, c’est qu’elle est aussi vide! Toutefois, nous avons eu quelques coups de cœurs et la côte du Lac Supérieur mériterait certainement un voyage de quelques semaines à elle seule.

Nous en avons parcouru environ 700 km (environ le tiers) et Terrace Bay fut le point fort de notre séjour aux abords du grand lac. Dans cette petite ville nous avons rencontré plusieurs habitants francophones, Loïc a attrapé un énorme Doré que nous avons mangés pour souper et Pogo a décider de descendre au fin fond d’un ravin pour aller boire de l’eau dans une torrent qui se déversait en une cascade (mortelle). Heureusement Pogo est toujours vivant, mais il s’en eu fallu peu. Il est tombé dans une fissure rocheuse remplie d’eau mais heureusement non connectée à la rivière (donc il n’a pas été emporté par le courant). La pêche, même à partir du quai ou de la rive, fut excellente et les enfants on pris goût à cette activité (papa est extrêmement heureux).

Bravo Loïc!

Thunder Bay fut pour nous sans intérêt mais nous avons néanmoins pris de temps d’aller voir la statue de Terry Fox. Nous en avons profité pour en faire le sujet principal de la journée d’école d’Isaac.

Il y avait une affiche qui marquait la fin de l’Ontario et notre arrivée au Manitoba mais, honnêtement, la transition est difficile à ne par remarquer. C’est incroyable comment on passe en un clin d’œil du Bouclier Canadien, avec ses collines rocheuses innombrables, aux prairies… plattes! Le Manitoba, terre de Louis Riel, nous a surpris. Nous nous attendions à un peu de français. Peut-être est-ce parce que nous parlions la langue de Molière entre nous mais il nous semblait parfois que près du quart de la population était francophone. Nous sommes passés par Winnipeg et Saint-Boniface. C’est certes petit comme centre urbain comparativement à Montréal mais le noyau central présente un charme indéniable en plus d’offrir un parc fédéral avec des installations et un entretien hors paires. En plus, il y a des musées et un marché public. Nous y avons passé la journée et les enfants on adorés leur temps au Musée des Enfants.

C’est à Winnipeg que nous avons pour la première fois aperçu des chiens de prairie. Nous y reviendrons plus tard.

Puisque nous avons déjà abordé le sujet de la faune locale, connaissez vous l’oiseau officiel du Manitoba et de la Saskatchewan? Non? Je suis pas mal certain que ce sont, respectivement, le Moustique et la Manne. En sortant de Winnipeg il y avait eniron 1cm d’insectes morts collés sur l’avant du VR. J’ai donc fait un arrêt afin de décoller ce tapis d’insectes morts du nez de notre maison sur roues avant que ça ne tache! En arrivant à Saskatoon il y avait la même quantité d’insectes morts écrapoutillés à l’avant! ARGH! Et je crois que l’Alberta est pire. Nous sommes stationnés tout près d’Edmonton au sommet d’une colline et je crois m’être fait sucer 1L de sang dans les 5 minutes que j’ai sorti les chiens pour leur marche de soirée (écourtée bien entendu).

Mmmm… quel régal.

Bon, et ces chiens de prairie? Eh bien, Geneviève faisait de la recherche pendant que je conduisais, tentant de parsemer des activités intéressantes sur notre parcours et s’informant en même temps sur les chiens de prairies quand est trouva un article sur le Gopher Hole Museum. Ce musée cocasse empaille des chiens de prairie, les déguises et les met en vedette dans des dioramas. Geneviève a bien sûr ajoutée ce musée à notre itinéraire! Notre prochain article devrait être écrit en Colombie Britannique et nous vous donnerons nos impressions du musée!

PS : Geneviève a apprise à conduire le VR!

De Candiac à Frankenmouth en passant par Détroit

-Geneviève- le 10 août 2019

Voilà une semaine que nous avons pris la route de l’inconnu. Nous avions un rendez vous à Détroit le 8 août alors nous sommes partis dans cette direction. Nous avions déjà fait la moitié du chemin l’an dernier quand nous avons décidé de faire le tour du lac Ontario avec notre ancien motorisé donc nous connaissions déjà les *musts*.

Le premier matin sur la route était aussi le premier jour d’école d’Isaac puisque j’adore faire l’école à mon fils mais surtout parce qu’on a opté pour des sessions d’apprentissage moins longues mais plus fréquentes. Je ferai un article complet sur ce sujet.

Notre premier arrêt fut dans un parc à Morrisburg. Un parc très grand sur le bord d’une plage avec un parc à chien, des jeux d’eaux et en prime une course de bateaux *home made*. Bref il y avait là tout ce dont on avait besoin pour s’amuser.

Nous sommes ensuite allés le temps d’une nuit au ciné parc de Picton dans le coin de Sand Banks. Vraiment, aller au ciné-parc en vr, surtout quand on te donne le droit d’y passer la nuit c’est une méchante belle expérience. Alors on prend tous notre douche en attendant le film, on se fait une bonne pizza au four et il y a même un petit parc pour enfants. Au programme le Roi Lion et Aladin! Nous sommes au paradis même si évidemment je me suis endormie à la moitié du premier film. Au moins, j’étais déjà dans mon lit.

-5 août- Nous avons passé la journée dans le parc provincial de Presqu’île le temps d’une ballade à vélo, d’un peu de lavage avec notre machine portative (qui va super bien en passant) et d’un bon souper.

-6 août- L’accro des rabais en moi a trouvé un Groupon pour Niagara. Ce sera une journée mémorable! Laser tag, maison hantée, labyrinthe de miroir, trop beaucoup trop d’arcades et en prime un excellent spectacle de magie en soirée. Nous sommes épuisés mais heureux.

-André-

– 7 Août

Direction Détroit! Je vais être honnête, nous ne serions pas passés par cette ville si ce n’était du fait que nous avions un tuyau pour acheter des maisons locatives peu dispendieuses et rentables.

Détroit a grandement souffert du crash de 2008. Cette ville qui fut jadis l’une des plus prospères d’Amérique est devenue un beigne: vide au milieu. L’administration municipale a même déclarée faillite suite au crash. Depuis, de nombreux programmes ont été mis en place pour tenter de revitaliser les quartiers centraux.

La situation est très complexe mais le résultat final est qu’il est possible d’acheter des maisons ici pour quelques milliers de dollars à peine et de les mettre en location. Le retour sur investissement nous permettait possiblement de voyager looonnngggtttemmmps.

– 9 Août

Après beaucoup de route dans les guettos de Détroit, d’arrêts dans les Walmarts pour le dodo et mcdo pour le wifi, on arrive finalement à la conclusion que nous ne trouverons pas de réponses rapidement (haha quelle conclusion poche je sais). Nous décidons de continuer notre analyse plus tard sur la route. Nous partons vers le nord et faisons un arrêt dans la petite ville de Frankenmouth. Ce petit hameau de style bavarois où l’on prévoit passer toute la journée du 10.

-Geneviève-

-10 août

JOYEUX NOEL! À Frankenmouth on trouve le plus grand magasin de Noël au monde. Des milliers de pieds carrés de sapin, décorations, etc. La rue principale du village ne laisse pas non plus sa place avec ses nombreux pubs et magasins de saucisses, fromages et bières. Encore une journée bien remplie.

On remonte maintenant vers le Canada. On se reparle quelque part dans le prairies.